Les étoiles de Noss Head | Tome 2

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Auteur : Sophie Jomain

Éditeur : Éditions J’ai lu (13 mai 2015)

Pages : 379

En résumé :

« Pour moi, une nouvelle vie commençait : l’université à St Andrews avec Leith. J’avais espéré que le calme était revenu, que je vivrais ma première année de fac comme n’importe quelle jeune femme, ou presque. Douce utopie, rien ne se déroule jamais comme prévu. »

Mon avis :

J’attaque ce nouveau tome avec beaucoup d’espérance car le premier tome m’avait laissé dubitative.

On fait rapidement la connaissance de nombreux nouveaux personnages, mais ils sont bien amenés donc on ne se perd pas du tout. Le plus emblématique de ce tome est Darius, et le plus complexe. Jusqu’à la fin, j’ai eu du mal à le positionner entre le bien et le mal. Le récit est bien plus noir que pour le précédent tome et ce n’est pas pour me déplaire. La plume de Sophie est toujours aussi rythmée et addictive. C’est fou toute l’histoire qui se déroule en si peu de pages, et sans faire l’impasse sur les descriptions. La fin est bouleversante et inattendue, le tome 3 doit être à porté immédiatement après.

Un tome 2 qui dessine la perspective d’une saga coup de cœur.

Les étoiles de Noss Head | Tome 1

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Auteur : Sophie Jomain

Éditeur : Éditions J’ai lu (septembre 2014)

Pages : 347

 

En résumé :

A presque 18 ans, Hannah enrage de devoir subir un nouvel été à Wick, petite ville portuaire écossaise. Il n’y a pas plus ennuyeux que cet endroit pour une citadine de son âge. Jusqu’à ce qu’elle rencontre Leith. Il est bâti comme un roc et possède les plus beaux yeux qu’elle ait jamais vus. Qu’importent les rumeurs qui courent au sujet du jeune homme… l’attirance est immédiate, réciproque et irrépressible.

Mon avis :

J’ai tellement entendu parler de cette saga et de cette autrice que je n’ai pas hésité longtemps pour me lancer. Jusqu’à l’esthétique des livres de cette édition, juste merveilleuse, presque noëlique, non ?

Au premier abord, j’ai trouvé Hannah plutôt agaçante et niaise. Quant à Leith, il m’a semblé être le trop classique beau ténébreux. On se retrouve avec des personnages un peu trop stéréotypés et une romance assez ressemblante à Twilight. Finalement, la plume douce mais rythmée de Sophie rend la lecture complètement addictive. J’ai lu ce premier tome en un après-midi, c’est vous dire. Donc quel bilan peut-on faire à la fin de cette lecture ? Une chose est indéniable, il se passe beaucoup de choses et on en apprend beaucoup. Il n’empêche qu’on comprend que l’histoire ne commence vraiment qu’à partir du second tome. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est une déception car clairement, ce premier tome ne sert pas à rien et j’ai vraiment pris du plaisir à ma lecture. En revanche, c’est une vraie crainte qui m’envahit pour le tome suivant, la barre est haute car forcément, on en attend beaucoup.

Du bon et du mauvais, mais beaucoup de plaisir.

Les fleurs du mal

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Auteur : Charles Baudelaire

Éditeur : Éditions Librio (mai 2002)

Pages : 153

En résumé :

Parce qu’il se complaît au seuil de la nuit, qu’il est cet homme témoin de l’éternelle misère, assailli d’angoisse devant le temps qui fuit et la vie qui s’use, Baudelaire s’étourdit, de rêve et d’espace.

Il voyage sur une chevelure, se joue des couleurs, célèbre de vin, se grise de lunes, se mire dans les yeux des chats et dans ceux, plus troubles, des femmes.

Le vent, la vague, l’étoile, l’oiseau… Tout est prétexte à l’enivrement. Même le Mal, dont il extrait la Beauté, fait de sa poésie « une gerbe épanouie de mille fleurs ».

Mon avis :

Récemment, j’ai retrouvé ce livre dans un carton. Je l’avais étudié à l’école et une fois n’est pas coutume, c’est une lecture que j’avais adoré. Résultat, j’ai eu l’envie irrépressible d’entamer sa relecture et je vous en parle aujourd’hui.

Les poèmes sont terriblement osés pour l’époque. Ils sont crus et pourtant merveilleusement poétiques. Baudelaire a cette capacité de nous dévoiler la laideur dans ce que nous pensons beau, et nous dévoile la beauté dans ce que nous prenons pour de la laideur. Sans parler de ces descriptions de corps de femmes, si sensuels. Ces poèmes sont inspirants, ils nous poussent à revoir nos jugements, souvent imposés à notre insu par la société. Et si vous vous demandez quels sont mes poèmes préférés, ils sont : les bijoux, danse macabre, harmonie du soir, la muse malade, le serpent qui danse et une charogne

Un recueil de poèmes où la force de l’écriture prend tout son sens.

La petite chartreuse

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Auteur : Pierre Péju

Éditeur : Éditions Folio (février 2004)

Pages : 198

En résumé :

Sous une pluie froide de novembre, la camionnette du libraire Étienne Vollard heurte de plein fouet une petite fille en anorak rouge qui, affolée, courait droit devant elle après avoir vainement attendu sa mère, jeune femme fuyante et transparente. Désormais, cet homme va devoir vivre avec les conséquences de l’accident. Affublé d’une paternité d’emprunt, Vollard, jusque-là introverti et solitaire, commence à réciter à l’enfant plongée dans le coma des textes littéraires contenus dans sa mémoire fabuleuse. Lorsque l’enfant s’éveille, elle a perdu l’usage de la parole. Alors, fuyant ses insomnies et ses angoisses anciennes, le libraire emmène Eva marcher dans les paysages de la Grande Chartreuse, lieu sauvage et splendide où vivent des moines qui ont fait vœu de silence. Un gros homme, encombré de lui-même, une mère bien trop jeune, et une fillette précocement fracassée par la vie forment un étrange trio : le triangle des solitudes. Le narrateur de cette histoire, témoin de l’enfance et de la jeunesse de Vollard, exprime sa fascination pour ce libraire inoubliable. Mais ce roman-conte est aussi un hymne inoubliable à la littérature, une méditation sur le fragile pouvoir des livres

Mon avis :

Voici un livre dont j’avais beaucoup entendu parler en bien, sans jamais vraiment savoir de quoi il en retournait. Je pourrais vous en parler pendant des heures, vous dire en quoi ce livre m’a bouleversé et m’a fait réfléchir. Mais je voudrais que vous puissiez le découvrir comme je l’ai découvert, à l’aveugle pour mieux vous laisser surprendre et apprécier. Il est mon 2e coup de cœur depuis le début de l’année, c’est vous dire. Une plume poétique, simple mais puissante. Des personnages bouleversants.

Une merveilleuse réflexion sur notre existence.

Les derniers jours de Stefan Zweig

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Auteur : Laurent Seksik

Éditeur : Éditions J’ai Lu (29 janvier 2011)

Pages : 182

 

En résumé :

Le 22 février 1942, exilé à Petrópolis, Stefan Zweig met fin à ses jours avec sa femme, Lotte. Le geste désespéré du grand humaniste n’a cessé, depuis, de fasciner et d’émouvoir. Mêlant le réel et la fiction, ce roman restitue les six derniers mois d’une vie, de la nostalgie des fastes de Vienne à l’appel des ténèbres. Après la fuite d’Autriche, après l’Angleterre et les États-Unis, le couple croit fouler au Brésil une terre d’avenir. Mais l’épouvante de la guerre emportera les deux êtres dans la tourmente – Lotte, éprise jusqu’au sacrifice ultime, et Zweig, inconsolable témoin, vagabond de l’absolu.

Mon avis :

Régulièrement sur le site de la Fnac, à partir d’un certain nombre de livres de poche achetés, un est offert en plus. J’avoue me méfier habituellement de ce genre d’offres, donc autant vous dire que je ne m’attendais absolument pas à avoir un immense coup de cœur pour celui-ci.

On y découvre les 6 derniers mois de la vie d’un grand humaniste. Cet homme nostalgique de sa Vienne, de ses confrères, mentors et amis, de sa vie passée et de sa liberté. Ces 6 derniers mois auront connu des hauts et des bas, l’espoir et l’abandon, les convictions et les doutes. Finalement, cet homme finira par commettre ce qu’il considérait comme de la lâcheté. Mais on peut aussi voir en son geste désespéré une victoire. Au moment où il pensait que le nazisme était vainqueur, il a préféré partir avec celle qu’il aimait, à l’endroit de son choix, de la façon qu’il a voulu. Finalement, il aura fait un magnifique doigt d’honneur à ceux qui pensaient le faire taire.

Un livre bouleversant et beau.

Le Petit Prince

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Auteur : Antoine de Saint-Exupéry

Éditeur : Éditions Gallimard (novembre 1945)

Pages : 97

En résumé :

Imaginez-vous perdu dans le désert, loin de tout lieu habité, et face à un petit garçon tout blond, surgi de nulle part. Si de surcroît ce petit garçon vous demande avec insistance de dessiner un mouton, vous voilà plus qu’étonné ! À partir de là, vous n’aurez plus qu’une seule interrogation : savoir d’où vient cet étrange petit bonhomme et connaître son histoire.

Mon avis :

Cette histoire est une œuvre majeure de la littérature que je n’avais toujours pas lu. Comme vous le savez, je me suis donnée comme objectif de lire plusieurs classiques cette année et celui-ci fait naturellement partie de ma sélection.

Je suis déjà ravie de mon édition qui contient les aquarelles de l’auteur, l’objet en est d’autant plus magnifique. Le vocabulaire est très simple, avec des mots d’enfants. Pourtant, la plume est très poétique. C’est un conte à la fois très accessible, que l’on peut lire sans soucis à ses enfants. En même temps, une deuxième lecture est possible. Si on lit entre les lignes, on découvre de magnifiques métaphores, des réflexions graves sur nous, sur la vie et une belle moralité.

Une lecture qui pousse à la réflexion.