Calendar Girl | Avril

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Auteur : Audrey Carlan

Éditeur : Éditions Hugo Roman (6 avril 2017)

Pages : 156

En résumé :

Le premier contact avec Mason Murphy est assez rude ! Le joueur phare de l’équipe des Red Sox est un véritable goujat. Mais il ne connait pas encore le caractère bien trempé de Mia qui va rapidement le faire changer d’attitude.

Mon avis :

Je continue Calendar Girl mais j’avoue sans hâte. Mais je m’impose des lectures assez rapprochées pour ne pas perdre le fil de l’histoire.

Ce nouveau tome montre bien que la série sera en dents de scie. Il fallait s’y attendre, malheureusement c’est confirmé. Si j’ai trouvé les idées de base des deux précédents tomes plus intéressantes, le mois d’avril est globalement plus réussi à mon goût. Aucun suspens, on comprend très vite où l’autrice veut nous emmener ce mois-ci. Pourtant, Audrey Carlan a su me surprendre en utilisant Mason pour nous sensibiliser sur le cancer du sein. En plus, je le lis en plein mois d’octobre rose, je ne pouvais pas mieux rester dans le thème. En gardant son second degré, on peut aisément apprécier cette nouvelle mission. L’histoire est toute mignonne et Mia évolue dans le bon sens, elle réfléchie plus. Je tourne la dernière page en étant un peu plus revigorée pour la suite.

Un mois d’avril qui encourage à lire la suite.

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Calendra Girl | Mars

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Auteur : Audrey Carlan

Éditeur : Éditions Hugo Roman (2 mars 2017)

Pages : 155

En résumé :

Avant de s’envoler vers sa prochaine mission, Mia retourne à Las Vegas où elle retrouve sa sœur et sa meilleure amie. Elle en profite pour aller rendre visite à son père qui est toujours dans le coma. Elle a également rendez-vous avec son usurier pour lui remettre le deuxième versement de sa dette, et cette rencontre n’est pas des plus sympathiques !

Mon avis :

Je continue cette série avant tout par curiosité. Je ne me fais pas trop d’illusion, la restriction du nombre de pages va être un problème pour moi si l’histoire continue dans cette voie.

Ce troisième tome est à l’image du précédent. Audrey Carlan a tous les éléments pour une bonne histoire, mais la cent cinquantaine de pages apparemment imposée est mal gérée. La confrontation avec Blaine n’a pas grand intérêt, puis arrive la rencontre avec Tony Fasano, le problème de la situation est posé et nous en sommes déjà à la moitié du livre. Résultat, la résolution est bâclée à mon goût alors qu’il y aura pu y avoir des réflexions et questionnements très intéressants par rapport à l’orientation sexuelle, le regard des autres, l’acceptation de soi, la tradition et le bonheur. Quel dommage.

Un mois de mars frustrant et pas abouti.

Le manoir de Tyneford

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Auteur : Natasha Solomons

Éditeur : Éditions Le livre de Poche (2014)

Pages : 519

En résumé :

Au printemps 1938, l’Autriche n’est plus un havre de paix pour les juifs. Elise Landau, jeune fille de la bonne société viennoise, est contrainte à l’exil. Tandis que sa famille attend un visa pour l’Amérique, elle devient domestique à Tyneford, une grande propriété du Dorset. C’est elle désormais qui polit l’argenterie et sert la table. Au début, elle se fait discrète, dissimule les perles de sa mère sous son uniforme, l’inquiétude pour les siens, et ne parle pas du manuscrit que son père, écrivain de renom, a caché dans son alto. Peu à peu, Elise s’attache aux lieux, s’ouvre aux autres, se fait aimer… Mais la guerre gronde et le monde change. Elise aussi doit changer.

Mon avis :

Je n’ai pas choisi ce roman, il m’a été offert lors d’une opération « livre offert pour deux livres de poche achetés ». Je suis à la fois contente car ce n’est pas vers ce genre que je me tourne spontanément mais j’ai tendance à craindre tout ce qui est « offert ».

Elise est une jeune fille juive de 19 ans qui se voit dans l’obligation de partir en exil loin de son pays, de sa famille et de ses repères alors que le mouvement nazi s’étend de plus en plus. Finalement, ce n’est pas la rétrogradation de son statut social qui se révèle difficile mais la joie et les quelques instants de bonheur qu’elle vit. Cette histoire est poignante. A l’instant où elle se rend compte qu’elle est heureuse, Elise ne peut s’empêcher de penser à sa famille et se sentir coupable. Si elle avait su que les choses se dérouleraient ainsi, elle aurait voulu rester à Vienne et partager la souffrance des siens. Mais à Tyneford elle ne sait rien, elle ignore où ses proches sont, s’ils sont ensemble, en sécurité, en bonne santé ou même vivants. Le récit met l’accent sur l’identité d’Elise, rejetée par ceux qui étaient les siens, rejetée par ceux qui l’accueillent. Elle n’est plus qu’une juive. Elise insiste également sur la lenteur des correspondances qui ajoute un poids à sa douleur. A travers toutes ces épreuves, le temps qui passe n’agit pas de la même façon sur tous les personnages. Le récit se déroule principalement entre 1938 et 1941. Sur ces trois années, le temps semble passer normalement sur Poppy et Will, les amis d’Elise. En revanche, s’il semble ne pas avoir d’influence sur Kit qui reste un enfant turbulent, casse-cou et provocateur alors qu’Elise murit bien plus vite. Finalement, le dénouement de l’histoire peut paraitre dérangeant, mais il m’a surtout paru logique. J’ai vu des avis qui regrettaient le trop de romance. Personnellement, je n’ai lu qu’un drame. La romance est belle et bien présente mais dans ce contexte, je n’ai pu y déceler de la rêverie ou de la mignonnerie. En soit, si on peut reprocher aux romances de toujours suivre la même trame, celle-ci est un ovni.

Un livre déchirant mais à lire absolument.

Sambre | Tome 3

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Auteur : Yslaire

Éditeur : Éditions Glénat (2003)

Pages : 48

En résumé :

L’Histoire est en marche…

Celle de Paris en février 1848, celle de Bernard Sambre fuyant les bras de la Liberté pour prendre en main son destin.

Julie est au bout du chemin.

Mon avis :

J’étais contente de tenir ce troisième tome dans mes mains. On sait qu’à partir de la première page, quelques minutes suffisent pour arriver à la fin. Ces quelques minutes de lecture sont donc décisives et je me languis de savoir si l’histoire va s’accélérer.

Et c’est le cas, l’histoire connait un bond. J’ai énormément apprécié les quelques références historiques avec lesquelles joue Yslaire pour les approprier à son histoire. Les sentiments de Bernard et de Julie deviennent plus complexes. J’ai maintenant hâte d’en apprendre plus sur la guerre des yeux.

Des tableaux d’une grande beauté.

Calendar Girl | Février

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Auteur : Audrey Carlan

Éditeur : Éditions Hugo Roman (2 février 2017)

Pages : 153

En résumé :

Mia se rend à Seattle où elle sera la muse d’un célèbre peintre français.

Mon avis :

Je suis contente de continuer cette saga car malgré ma déception du premier tome, certains éléments m’ont donné envie d’aller plus loin.

L’histoire démarre vite, même trop vite et directement par des relations sexuelles, ce qui engendre de nombreux stéréotypes concernant les français. Si dans le précédent tome j’ai trouvé certaines réflexions de Mia intéressantes autour de la femme, ici elle apparait surtout comme la nunuche de service, incapable de se contrôler en présence d’un bel homme. Pour cette raison, je n’ai pas compris l’attrait général d’Alec pour Mia car leurs conceptions des relations humaines et du corps humain sont très différentes. Pour moi, il y a quelque chose qui fonctionnait naturellement dans l’histoire alors que ça n’aurait pas dû, mais pour ne pas se compliquer et respecter les 150 pages requises pour chaque tome… l’autrice fait bien ce qu’elle veut. Quel dommage car j’aurais trouvé cela tellement captivant, cette confrontation entre les deux visions des personnages. Mia est programmée par la société, un corps nu est synonyme de sexe et de pornographie. La vision d’Alec est très différente, son travail artistique est passionnant, il mélange différents techniques comme la photographie et la peinture. C’est un personnage qui aurait pu beaucoup apporter à l’histoire, faire la différence entre pornographie et érotisme, connaissance du corps, acceptation de soi et définition de la beauté. C’est donc une nouvelle déception qui me laisse penser que cette saga sera en dents de scie mais je suis têtue et ne lâche pas le morceau.

Un mois de février prometteur et finalement décevant.

La bibliothèque des cœurs cabossés

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Auteur : Katarina Bivald

Éditeur : Éditions J’ai Lu (4 mai 2016)

Pages : 508

 

En résumé :

Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l’Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine.

Mon avis :

J’ai trouvé ce livre dans ma librairie et la quatrième de couverture m’a intrigué. Il a fini dans ma PAL jusqu’à se retrouver sur ma table de nuit.

Quand Sara débarque à Broken Wheel, elle est la curiosité des habitants. Elle est européenne, pas très jolie, mal dans sa peau et tient toujours un livre comme un talisman contre les gens et le monde qui l’entoure. On assiste à un duel entre la littérature et la vie réelle. J’ai énormément apprécié de voir comment les livres sont devenus le liant entre ces gens si différents, jusqu’à faire naitre de belles histoires d’amitiés et d’amours. Ce récit est aussi une déclaration d’amour à la littérature, on y retrouve beaucoup de belles références. Pour autant, toutes ces références sont mises sur un même pied d’égalité, que ce soit Jane Austen  ou Bridget Jones. Pour autant, il n’y a pas de grandes péripéties, c’est une histoire de vie. J’ai été un peu déçue de la fin loufoque et trop rapide à mon goût, mais je garde un bon souvenir global de ma lecture. Ce n’est pas un livre qu’on conseille pour le style d’écriture, et il n’est pas non plus addictif. Mais il nous rappelle qu’il y a un livre pour chaque lecteur, et un lecteur pour chaque livre. Je pense que c’est le message le plus important à retenir, et que j’essaie de vous transmettre à travers ce blog.

Une déclaration d’amour à la littérature pleine de tendresse.

Sambre | Tome 2

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Auteur : Yslaire

Éditeur : Éditions Glénat (2003)

Pages : 46

 

En résumé :

« Va, dit-il…
Je te livre à ta propre misère…
Trop indigne à mes yeux d’amour ou de colère, tu n’es rien devant moi…
Roule au gré du hasard dans les déserts du vide,
Qu’a jamais loin de moi le destin soit ton guide;
Et le malheur ton roi ! »

Mon avis :

Je n’ai pas résisté longtemps avant de me jeter sur ce second tome. Le premier a été une excellente surprise malgré le fait que je sois presque rebutée par le format qui me rappelle à tort les vieux albums des aventures de Tintin.

Quel plaisir de retrouver cette ambiance glauque et électrique. L’auteur ne mâche pas ses mots et ne censure pas son crayon. Certaines cases n’ont pas de dialogue et pourtant, il me semblait entendre le son de la pluie, le sabot du cheval qui fouette le pavé, une grille en fer qui claque. Les illustrations et le choix des couleurs accentuent les dialogues et l’ambiance n’en est que décuplée. Encore une fois, c’est une véritable expérience littéraire que nous offre Yslaire. La relation de Bernard et Julie semble définitivement vouée à l’échec mais de nouveaux éléments viennent compliquer les choses, comme si le destin lui-même tentait de changer le cours des événements et le mystère autour des yeux rouges intrigue de plus en plus.

Une ambiance merveilleusement torturée et torturante.

Sambre | Tome 1

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Auteurs : Yslaire & Balac

Éditeur : Éditions Glénat (2003)

Pages : 49

En résumé :

C’est l’histoire d’une famille déchirée par la mort, la haine et les passions. Nous sommes au XIXe siècle, en 1847, au temps de Louis-Philippe. Le père Sambre, prénommé Hugo, vient de mourir. Sa veuve ne semble guère affectée…

Mon avis :

J’avoue que jusqu’à maintenant, je ne lis pas ou très peu de BD car j’en suis un peu restée aux vieux albums tels que Tintin, Astérix et Obélix, Boule et Bill,… Grâce aux partages de la blogosphère en général, je sais que c’est une grossière erreur et j’ai pour objectif de faire des découvertes cette année. Sambre est une saga immensément connue et aimée, alors en ayant vu la beauté de quelques planches, j’ai décidé de me lancer dans l’aventure.

Il n’y a pas à dire, question graphisme on est très loin des vieilles BD que je trouvais au CDI de mon école. Sambre est la fusion de « sang » et de « sombre », les illustrations uniquement en noires et rouges nous le rappellent. A ce stade de l’histoire, il est difficile de se faire un avis car ce premier tome est une mise en place. Le ton est égal au graphisme, sombre et torturé. Plus que l’histoire, c’est l’ambiance qui se dessine. L’album tout entier créé une expérience littéraire que j’ai trouvé fascinante. Les personnages et l’intrigue sont prometteurs. On ne peut que regretter que ça ne soit pas plus long.

Une ambiance et des personnages qui intriguent.

Calendar Girl | Janvier

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Auteur : Audrey Carlan

Éditeur : Éditions Hugo Roman (5 janvier 2017)

Pages : 154

En résumé :

Mia vit avec son père et sa petite sœur à Las Vegas. Elle rêve de devenir comédienne. Depuis le départ de sa mère, son père s’est mis à boire et à jouer. Il emprunte un million de dollars qu’il perd et ne peut rembourser. Le prêteur sur gages l’envoie dans le coma. Mia doit assumer la dette de son père. Quelle solution va-t-elle trouver ?

Mon avis :

Il est impossible de passer à côté de cette série de livres vu le matraquage médiatique pour sa promotion. J’avoue que l’idée d’un livre par mois a attisé ma curiosité, c’est original … et surtout très lucratif pour la maison d’édition (presque 10€ la centaine de pages) mais c’est un autre débat. Le sujet m’a également interpelé, une jeune femme qui en vient à la prostitution pour régler les dettes de son père, c’est très Hollywoodien comme scénario. J’avoue que j’espère un récit à la fois drôle et sombre, torturé et torturant. L’aventure commence maintenant.

Mia intègre la société de sa tante et devient escort girl, autrement dit une femme à louer. Pour un an et chaque mois, elle aura un nouveau client. Au lieu de se morfondre, elle positive et se dit que c’est comme un super stage pour perfectionner son jeu d’actrice. Je ne dirais pas que je suis déçue, disons que ce premier tome m’interroge et que j’espère autre chose pour la suite. Le client de Janvier s’appelle Weston, il est beau, riche, intelligent, sexy et adorable. Cette première mission est entre la bénédiction et l’amusement. Très vite, une complicité et une attirance physique mutuelle s’installent entre Mia et Wes. Ce premier tome a des airs de Pretty Woman et j’aurais presque trouvé cette romance mignonne  s’il n’y avait pas les onze prochains mois derrière. Le portrait de Mia se dessine petit à petit mais elle apparait déjà comme une femme forte et déterminée. Si parfois elle semble niaise, certaines réactions et réflexions m’encouragent à l’apprécier. Le récit est définitivement addictif et rapide à lire.

Un mois de janvier qui annonce de bonnes perspectives pour le reste de l’année.