Calendar Girl | Juin

couv14547073.jpg

Auteur : Audrey Carlan

Éditeur : Éditions Hugo Roman (1er juin 2017)

Pages : 152

En résumé :

Voilà Mia dans la capitale, Washington, DC. Elle n’est pas très enthousiaste sur sa mission du mois, puisqu’elle doit jouer la compagne de Warren Shipley, un homme âgé et surtout l’un des plus riches businessmans des États-Unis. Elle doit lui servir de faire valoir vis-à-vis des hommes d’affaires qu’il veut approcher.

Mon avis :

J’arrive à la moitié de cette série, toujours avec l’envie de suivre Mia chaque mois même si maintenant, je ne me fais plus trop d’illusion.

Et ce sixième tome n’est guère différent des autres. Il reste meilleur que le précédent, toujours ce schéma en dents de scie. Si de janvier à mai j’ai reproché le côté trop bisounours de l’histoire et son manque de réalisme, je suis ravie de voir que cette fois-ci tout n’est pas rose. De bonnes choses arrivent à Mia, mais pas que. On retrouve également de beaux messages et des idées intéressantes. Néanmoins, arrivée au milieu de l’aventure, je finis par me dire que l’autrice a bien eu une merveilleuse idée, pleine de promesses, mais peut être que le livre papier est arrivé trop vite dans sa vie. J’ai cette impression à chaque tome de tenir entre mes mains un livre pas aboutit, comme si Audrey Carlan avait le couteau sous la gorge chaque mois et qu’elle brode autour des bonnes idées qu’elle a eu pour sortir un livre comme promis. Quel dommage.

Un mois de juin à l’image des précédents.

Publicités

Le pacte d’Emma

le-pacte-d-emma-955481-264-432.jpg

Auteur : Nine Gorman

Éditeur : Éditions Albin Michel (2 novembre 2017)

Pages : 400

En résumé :

Je pensais qu’en me lançant dans ce pacte je risquais seulement ma vie.

Mais c’est ma raison qui est en train de s’envoler.

Je l’ai embrassé, mais ce n’est pas ce qui est le plus déraisonnable.

Ce qui l’est, c’est que j’ai aimé ça.

Mon avis :

Le premier livre de Nine Gorman, Booktubeuse avant d’être autrice. J’ai résisté à ne pas aller lire le Pacte Sanguinaire sur Wattpad car j’étais persuadé qu’il finirait sur papier, que je pourrais tenir l’objet entre mes mains et le sentir. Autant vous dire qu’à peine annoncé sur sa vidéo qu’il était déjà en précommande.

Jusqu’aux trois quarts de ma lecture, c’était un bon livre. Rien de nouveau sous la lune, une situation comme on en connait déjà en romance, plaisant et addictif. Mais la fin m’a arraché le cœur et de bon livre, il est passé à excellent et même plus. Que vous en dire ? Déjà, c’est un livre doudou, cocooning, réconfortant. L’écriture est simple mais elle me rappelle tout ce que j’aime dans la chaine de Nine et pourquoi je suis religieusement ses vidéos. Le contexte en rappel d’autres : des coups de cœurs, des classiques. Quel plaisir de retrouver Charlotte Brontë, Jane Austen, Charles Baudelaire… un clin d’œil à la série After ? Mais encore une fois, c’est réconfortant, on sait qu’on ne peut pas être déçue parce que oui c’est redondant mais ça marche toujours, j’ai toujours ce sourire idiot au fil de ma lecture. En moins de 24h, les dernières pages arrivent, je suis haletante et c’est à ce moment que la bombe explose. A la fin de ses remerciements, Nine nous demande « tu me pardonnes ?». Alors voici ma réponse : Non ! Merci pour ça.

J’ai adoré être ainsi maltraitée par ce livre pourtant doudou.

Les dames du Lac

couv65767983.jpg

Auteur : Marion Zimmer Bradley

Éditeur : Éditions Le livre de Poche (2014)

Pages : 408

En résumé :

La légende du Roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde n’avait, depuis longtemps, inspiré un roman d’une telle envergure, d’un pareil souffle. Et, pour la première fois, ce draine épique nous est conté par une femme à travers le destin de ses principales héroïnes. Bien sûr, Merlin l’Enchanteur, Arthur et son invincible épée Excalibur, Lancelot du Lac et ses vaillants compagnons, tous sont présents mais ce sont ici les femmes, exceptionnellement attachantes, qui tiennent les premiers rôles : Viviane, la Dame du Lac, grande prêtresse d’Avalon, Ygerne, duchesse de Cornouailles et mère d’Arthur, son épouse Guenièvre, Morgane la Fée, sœur et amante du grand roi… S’appuyant sur plusieurs années de recherches, cette épopée envoûtante est bien autre chose qu’un roman historique de plus. Elle relate la lutte sans merci de deux mondes inconciliables, celui des Druides et des anciennes croyances défendant désespérément un paradis perdu et celui de la nouvelle religion chrétienne supplantant peu à peu rites et mystères enracinés au cœur de la Grande Bretagne avant qu’elle ne devienne l’Angleterre.

Mon avis :

J’ai souvent entendu parler de cette réécriture de la légende arthurienne du point de vue des femmes. Ce procédé m’a rapidement séduit par son originalité, d’autant plus par rapport à la condition de la femme à l’époque du récit.

Mon avis est mitigé. J’ai adoré partir à la rencontre des vieilles croyances païennes et leurs luttes contre la nouvelle religion chrétienne, de la Grande Bretagne, suivre Morgane dans son éducation de prêtresse. Mais ma curiosité naissante a été gâchée par certains personnages détestables à mon goût, trop, pour pouvoir profiter de ma lecture. Le plus détestable d’entre tous, pour ma part, est Guenièvre. Derrière les traits de la douce et innocente jeune femme se trouve une sotte qui ne connait rien du monde ni des gens, qui n’a aucune curiosité sinon une éventuelle nuit d’amour avec son Lancelot. Elle a eu la chance de naitre belle et d’un père qui a réussit à la marier au Haut-Roi, car elle n’a en rien l’étoffe d’une Reine. Pourtant, elle n’oublie pas son titre obtenu par alliance et se permet de juger haut et fort quiconque ne partage pas ses idéaux. Et malgré ces horreurs, elle considère qu’il serait normal que le vieux peuple et la Déesse lui viennent en aide pour procréer… ce personnage est une blague. Finalement, les raisons qui me poussent à la détester sont des raisons qui me poussent à l’apprécier car elle aura le mérite de me marquer et de me faire réagir…. à méditer. Jusqu’au trois quart de ma lecture, Arthur est un personnage que j’ai trouvé très attachant par son courage et sa fidélité envers ceux qu’il aime et respecte. Mais petit à petit, ce caractère bienveillant se retourne contre lui. A force de vouloir faire le bonheur autour de lui, il en oublie ses propres convictions et devient un instrument. Finalement, Morgane est celle qui m’aura le plus émue par sa sagesse, sa bonté et son ouverture d’esprit.

Un récit rude qui pousse à la réflexion.

Sambre | Tome 7

couv63874253

Auteur : Yslaire

Éditeur : Éditions Glénat (28 septembre 2016)

Pages : 72

 

En résumé :

Judith est élevée dans la misère d’un orphelinat, terrorisée par les ombres de la nuit. Attirée comme un papillon par les mille feux de la capitale, la petite fille rebelle s’émancipe, vit la bohème, survit dans les bas-fonds.

Mon avis :

Dernier tome disponible à ce jour, je commence ma lecture en pensant déjà à la sortie du prochain en automne 2017.

L’histoire commence par les cauchemars funestes de Bernard-Marie qui semblent prémonitoires. Puis on fait la connaissance d’un nouveau personnage, Judith. Au premier abord, elle s’avère peu attachante. Mais plus l’histoire avance, plus j’ai eu de la peine pour elle. L’histoire semble se répéter, le malheur et la couleur de ses yeux semblent être sa seule destinée. De temps en temps, on retrouve Julie et sa nouvelle vie, Bernard-Marie et sa tante. Ce 7e tome m’a l’air d’être le commencement de la fin. Il nous présente 3 personnages, 3 destins qui vont inéluctablement se croiser et alors, on peut imaginer que la malédiction frappera à nouveau.

Un tome qui annonce pour le prochain un boulet de canon.

Sambre | Tome 6

couv18039858

Auteur : Yslaire

Éditeur : Éditions Glénat (2011)

Pages : 64

En résumé :

Skyvore island, mai 1857. Au cœur de la tempête, La Désirée fend les flots au large de l’Irlande. À son bord, des bagnardes enchaînées qui en échange d’une remise de peine ont accepté de s’exiler à Cayenne. Parmi elles, le matricule 3492, alias Julie Saintange, s’abandonne à la mélancolie. Les souvenirs de Bernard Sambre se disputent à ceux de Bernard-Marie, leur enfant commun. Le premier est mort, le second lui a été volé… Quand soudain, éventré par un récif, le bateau sombre dans une mer démontée. Malgré ses chaînes, Julie survit à la noyade. Elle échoue au pied d’un phare perdu en pleine mer. Adam Scott Shagreen, le gardien des lieux, lui offre l’hospitalité dans ce qu’il appelle son purgatoire et l’accueille avec ces mots : «Vous êtes une miraculée…» Mais, comme en écho, dans la pénombre, Julie entend la voix du fantôme de Bernard qui lui demande… « Pourquoi as-tu survécu, Julie ? Tu ne m’aimes plus ? »

Mon avis :

Il semble que je n’arrive pas à lâcher cette série. Et déjà dans mon malheur, je vois s’approcher l’attente du tome 8 et un an plus tard le neuvième. J’ai déjà hâte, qu’est-ce que sera quand je serais réellement dans l’attente… je risque de m’arracher les cheveux.

On retrouve Julie plus seule que jamais. Elle souhaite mourir mais la vie s’accroche à elle. C’est dans ce contexte qu’elle fait la rencontre d’Adam Scott Shagreen, un homme bon, altruiste et qui semble sincère. Julie peut alors envisager une nouvelle vie. Au fur et à mesure de l’histoire, les couleurs changent. Il y a plus de nuances, les dessins sont plus lumineux. Julie va devoir faire un choix cruel mais si la vie refuse de la quitter, a-t-elle le choix ?

Un nouveau départ qui m’a brisé le cœur.

Sambre | Tome 5

couv37668106

Auteur : Yslaire

Éditeur : Éditions Glénat (2003)

Pages : 46

En résumé :

Brest 1857…

Julie a survécu. Condamnée à vie pour crimes et activités révolutionnaires, le bagne de Brest est désormais son univers, avant celui de Cayenne…

Pendant ce temps, Bernard-Marie Sambre est élevé dans le culte de son père, de ses ancêtres, et le déni de sa mère. Car sa tante Sarah l’a décidé : La troisième génération des Sambre ne peut être la dernière…

Mon avis :

Après mettre fait devancé sur le tome 4 dans ma librairie, j’ai ajouté à mon panier ce cinquième tome… on n’est jamais trop prudent.

L’histoire fait un bond de 8 ans. Bernard est mort mais Julie a survécue. Prisonnière, elle a été séparée de son fils qui a été recueillie par Sarah. Celle-ci entend le sauver coute que coute de sa mère, ce qu’elle n’est pas parvenu avec son frère. Si elle semble aimante avec son jeune neveu, rien ne peut la détourner de son objectif. Elle est aveuglée par la survie du nom de Sambre, ce qui peut la rendre très cruelle. Mais Bernard-Marie ressemble à son père et risque de ne pas laisser les autres décider de son destin. La fin du tome nous interroge sur ce qu’il adviendra de Bernard-Marie et de sa mère ? Va-t-il la retrouver ? Si oui, cette rencontre scellera-t-elle sa perte ?

Un nouveau départ ou un recommencement sans fin ?

Sambre | Tome 4

couv18253842.jpg

Auteur : Yslaire

Éditeur : Éditions Glénat (2003)

Pages : 63

En résumé :

Quatrième acte, février 1848, les barricades sont toujours en place et Julie cherche la mort tandis que ses compagnons veulent en faire le symbole de la révolution nouvelle. Bernard a perdu de sa fougue et a bien du mal à déjouer les intrigues de son cousin Guizot « obscur commissaire de police » qui médite avec intérêt une union avec sa sœur Sarah.

Mon avis :

Lorsque je me suis rendue dans ma bibliothèque dans l’objectif d’acheter ce quatrième tome, c’est avec effroi que j’ai constaté qu’il manquait à l’appel. Sans vous mentir, j’ai passé au peigne fin tous les rayonnages de BD dans l’espoir qu’il aurait été mal rangé. Malheureusement non, quelqu’un l’avait bien acheté avant moi, le fourbe ! C’est avec résignation que je l’ai commandé, au pas de course que je suis allée le chercher avec un air de victoire car celui-ci étant à mon nom, personne n’allait me le prendre. Et toc ! Oui, les livres peuvent rendre fou.

Quel bonheur après avoir tourné la dernière page. Encore une fois, je suis en complète admiration devant le graphisme tout de noir et rouge qui souligne parfaitement la tragédie de cette histoire. Ce nouveau tome est riche en rebondissements. On en apprend plus sur les motivations de Sarah Sambre et du cousin Guizot. Les premières véritables révélations autour de la guerre des yeux et de la mort de la mère Sambre arrivent enfin. En parallèle, plus on en apprend sur les personnages, plus on a du mal à les cerner. Avec ce tome, j’ai maintenant hâte de lire la trilogie concernant Hugo et Iris.

Un nouveau tome à la fin aussi surprenante que tragique.

Calendar Girl | Mai

couv73108454.jpg

Auteur : Audrey Carlan

Éditeur : Éditions Hugo Roman (4 mai 2017)

Pages : 155

En résumé :

C’est à Hawaï que nous la retrouvons. Elle est engagée comme mannequin pour une célèbre marque de maillots de bain. Angel D’amico veut prouver qu’on peut être belle même si on ne fait pas une taille 34. Il a créé une nouvelle ligne pour les filles ayant des formes, et Mia est son mannequin vedette.

Mon avis :

Suite à un mois d’avril encourageant, c’est avec un nouvel élan que je démarre ce mois de mai.

J’ai malheureusement été très déçue, certainement ma plus grosse déception jusque là. Ce qui me semble intéressant dans cette série est le portrait de chaque client, sa relation avec Mia et son évolution. Or ce mois-ci, le client est inexistant. Je ne suis même pas sûre qu’une page entière lui soit réservée au total. Je ne peux donc pas vous dire si son portrait me semblait intéressant. Je vais donc vous parler de Taï, un polynésien au physique très avantageux et à la culture passionnante. Malheureusement, s’il y a bien quelques questions et réponses concernant son peuple, les parties de jambes en l’air prennent le dessus. Mais ce qui m’a vraiment dérangé, et même choqué est que Mia est clairement en vacances. Depuis janvier, c’est un peu le ton qui est donné mais là, c’est totalement le cas. Elle gagne des sommes astronomiques tous les mois pour prendre du plaisir et voyager, je ne suis pas sûre que ce soit très réaliste. Être escort n’est pas une situation enviable, on fait généralement ce travail par nécessité et non par choix. Mais dans le cas présent, la croix que porte Mia semble assez agréable au point qu’elle se demande si elle doit arrêter à la fin de l’année tant sa vie devient confortable.

Un mois de mai à l’inverse du mois précédent.

Calendar Girl | Avril

couv6476655

Auteur : Audrey Carlan

Éditeur : Éditions Hugo Roman (6 avril 2017)

Pages : 156

En résumé :

Le premier contact avec Mason Murphy est assez rude ! Le joueur phare de l’équipe des Red Sox est un véritable goujat. Mais il ne connait pas encore le caractère bien trempé de Mia qui va rapidement le faire changer d’attitude.

Mon avis :

Je continue Calendar Girl mais j’avoue sans hâte. Mais je m’impose des lectures assez rapprochées pour ne pas perdre le fil de l’histoire.

Ce nouveau tome montre bien que la série sera en dents de scie. Il fallait s’y attendre, malheureusement c’est confirmé. Si j’ai trouvé les idées de base des deux précédents tomes plus intéressantes, le mois d’avril est globalement plus réussi à mon goût. Aucun suspens, on comprend très vite où l’autrice veut nous emmener ce mois-ci. Pourtant, Audrey Carlan a su me surprendre en utilisant Mason pour nous sensibiliser sur le cancer du sein. En plus, je le lis en plein mois d’octobre rose, je ne pouvais pas mieux rester dans le thème. En gardant son second degré, on peut aisément apprécier cette nouvelle mission. L’histoire est toute mignonne et Mia évolue dans le bon sens, elle réfléchie plus. Je tourne la dernière page en étant un peu plus revigorée pour la suite.

Un mois d’avril qui encourage à lire la suite.

Calendra Girl | Mars

couv27226888.jpg

Auteur : Audrey Carlan

Éditeur : Éditions Hugo Roman (2 mars 2017)

Pages : 155

En résumé :

Avant de s’envoler vers sa prochaine mission, Mia retourne à Las Vegas où elle retrouve sa sœur et sa meilleure amie. Elle en profite pour aller rendre visite à son père qui est toujours dans le coma. Elle a également rendez-vous avec son usurier pour lui remettre le deuxième versement de sa dette, et cette rencontre n’est pas des plus sympathiques !

Mon avis :

Je continue cette série avant tout par curiosité. Je ne me fais pas trop d’illusion, la restriction du nombre de pages va être un problème pour moi si l’histoire continue dans cette voie.

Ce troisième tome est à l’image du précédent. Audrey Carlan a tous les éléments pour une bonne histoire, mais la cent cinquantaine de pages apparemment imposée est mal gérée. La confrontation avec Blaine n’a pas grand intérêt, puis arrive la rencontre avec Tony Fasano, le problème de la situation est posé et nous en sommes déjà à la moitié du livre. Résultat, la résolution est bâclée à mon goût alors qu’il y aura pu y avoir des réflexions et questionnements très intéressants par rapport à l’orientation sexuelle, le regard des autres, l’acceptation de soi, la tradition et le bonheur. Quel dommage.

Un mois de mars frustrant et pas abouti.