L’homme idéal… ou presque

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Auteur : Kristan Higgins

Éditeur : Éditions Mosaïc Poche (juin 2016)

Pages : 435

 

En résumé :

Si je devais faire la liste de tout ce qui me rend très heureuse dans la vie, ce serait :

  • Le Joe’s, le restaurant plein de charme que je dirige – une véritable institution pour les 1407 habitants de Gideon’s Cove
  • Une famille (presque toujours) aimante, et surtout une sœur jumelle avec laquelle je partage une entente et une complicité à l’épreuve de tous les chocs de l’existence
  • Un chien que j’adore
  • Des employés fidèles et dévoués – quasiment une deuxième famille

Déjà pas mal, n’est-ce pas ?

Pourtant, si j’en avais le pouvoir, j’ajouterais volontiers une dernière petite chose à cette liste : un homme très amoureux de moi, que j’aimerais aussi à la folie, et avec lequel je vivrais un bonheur conjugal à faire pâlir d’envie toute la population féminine de Gideon’s Cove. Hélas, entre mon amour impossible e malencontreux pour le père Tim, le prêtre de la paroisse, mes blind dates catastrophiques et ma liaison torride avec Malone, ténébreux et mutique pêcheur de homards, je doute de pouvoir un jour y parvenir.

Mon avis :

Cette autrice est pour moi une valeur sûre, une bouffée d’air frais que j’aime lire entre deux sagas. A nouveau, je me suis lancée dans une de ses lectures au hasard puisque j’espère bien toute la lire.

Maggie est une jeune femme déçue par l’amour, qui depuis un an a développé malencontreusement des sentiments pour le prêtre de sa paroisse. Elle semble avoir fait le tour des mâles de sa petite ville et chaque nouveau rendez-vous avec un homme de l’extérieur s’avère plus catastrophique que le précédent. Encore une fois, la romance de Kristan est hautement prévisible et en même temps, fait preuve d’une véritable mignonnerie qui nous donne juste envie de sourire. Un récit drôle, émouvant jusqu’aux larmes et qui se clôt par une belle morale.

Encore une fois, Kristan Higgins nous rappelle :

  • Qu’on décide d’être heureux
  • Qu’en amour, il faut apprendre à lâcher prise.

Comment se débarrasser d’un vampire amoureux

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Auteur : Beth Fantaskey

Éditeur : Éditions du Masque (2009)

Pages : 410

En résumé :

Jessica attendait beaucoup de son année de Terminale : indépendance, liberté, fêtes,… Elle n’avait certainement pas vu venir Lucius Vladescu !

Adoptée seize ans plus tôt en Roumanie, Jessica découvre avec stupeur qu’elle est fiancée à un prince vampire depuis sa plus tendre enfance, et qu’il a bien l’intention de réclamer sa promise.

Séduisant, ténébreux, romantique, Lucius est persuadé que Jessica va lui tomber dans les bras. Malheureusement, la jeune fille a d’autres projets et pas la moindre envie de suivre un inconnu en Roumanie, tout prince vampire qu’il soit.

Mon avis :

J’ai eu envie de commencer cette duologie suite à un update de Marine de la chaîne Winter is Reading. On notera la sublime couverture qui a sans aucun doute attisé ma curiosité.

Je pensais lire une comédie romantique aromatisée aux vampires mais je vous préviens de suite, ce n’est pas vraiment ça. Certes, il y a des passages drôles mais la majorité du récit est plutôt noire, tourmentée et pleine de sentiments (et ce n’est pas pour me déplaire). La romance en elle-même est assez classique et elle prend son temps pour s’installer. Ce sont les questionnements de fond et l’évolution de nos deux personnages principaux qui m’ont plu. Lucius est un prince vampire qui arrive en terrain conquis avec en tête de remplir au plus vite sa mission. Il est terriblement méprisant et pense tout savoir. On comprend vite qu’il a reçu une éducation très stricte à huit clos. Il est choqué par l’attitude des américains, leur façon de parler, de se nourrir, de s’habiller, de leur intellect. Mais à force de partager son quotidien aux côtés de jeunes de son âge, libres et insouciants, sa vision de lui-même et de sa vie vont évoluer jusqu’à remettre en cause son éducation, sa mission et le respect du pacte. De son côté, Jessica va également connaitre des changements à force de côtoyer Lucius, notamment sur le regard qu’elle porte sur elle-même mais aussi sur la superficialité dictée par la société dans laquelle elle vit. Beth Fantaskey nous livre un récit sans longueur, facile et rapide à lire. J’ai hâte de découvrir la suite.

Une romance sympathique et qui soulève pleins de questions sur nous et notre société.

Fangirl

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Auteur : Rainbow Rowell

Éditeur : Éditions Castelmore (février 2015)

Pages : 507

En résumé :

Cath ne vit que pour et par l’écriture. Elle est une fan inconditionnelle de la série de romans à succès Simon Snow… au point de rédiger elle-même les aventures de son héros préféré, en attendant la parution du dernier tome ! Elle vit dans une bulle qu’elle ne partage qu’avec Wren, sa sœur jumelle, loin de toute vie sociale.

Pourtant, c’est désormais en solo qu’elle devra affronter le monde extérieur. Wren vient de lui annoncer l’impensable : cette année, à la fac, elles feront chambre à part. Cath saura-t-elle s’ouvrir aux autres et profiter de sa vie d’étudiante ?

Et l’amour, dans tout ça ?

Mon avis :

Rainbow Rowell est une autrice tellement connue et pourtant, je n’avais encore rien lu d’elle. Pour me lancer, j’ai juste opté pour l’un de ses derniers romans.

Cath est la jumelle introvertie qui se retrouve seule à la fac. Elle s’enferme dans ses fanfictions mais c’est sans compter sur sa colocataire Reagan et son ami Lévi. Rainbow a l’incroyable capacité à rendre son récit et ses personnages à la fois ordinaires, réalistes et attachants. J’ai pris beaucoup de plaisir à suivre l’évolution de Cath car je me suis retrouvée en elle. On découvre aussi entre chaque chapitre des passages de Simon Snow ou des fanfictions écrites par Cath elle-même. Quant à la romance, elle se met gentiment en place mais l’histoire ne tourne pas uniquement autour et c’est tant mieux car d’autres questions importantes sont abordées et nous amène à réfléchir comme sur l’écriture et sa légitimité, les rapports familiaux, l’ouverture aux autres, la confiance, l’âge adulte.

A la fois ordinaire et original.

Les règles d’usage

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Auteur : Joyce Maynard

Éditeur : Éditions Philippe Rey (1er septembre 2016)

Pages : 480

En résumé :

Wendy, treize, vit à Brooklyn. Le 11 septembre 2001, sa mère part travailler et ne revient pas. L’espoir s’amenuise jour après jour et, tandis que les affichettes DISPARUE se décollent, fait place à la sidération. Le lecteur suit la terrible prise de conscience de Wendy et de sa famille, ainsi que leurs tentatives pour continuer à vivre. Mais comment avancer dans ce monde complètement chamboulé, privé des règles d’usages qui ponctuaient leur existence ?

Mon avis :

Je me suis procurée ce livre sur les conseils d’une amie lectrice. Honnêtement, si on ne me l’avait pas conseillé, je ne l’aurais même pas envisagé car vous me connaissez, j’accorde une grande importance au visuel et là, n’y allons pas par quatre chemins, la couverture de celui-ci est juste moche.

Wendy est une jeune adolescente en voie de devenir un être sexué. On retrouve à travers elle tous les problèmes liés à l’adolescence, le conflit avec un corps qui se transforme, la comparaison avec les autres filles de son âge, avec sa mère Janet. Mais cette histoire évoque aussi la complexité des rapports familiaux à travers une famille recomposée. Et c’est dans ce contexte qu’on vit avec Wendy la perte de sa mère, le déni, l’incompréhension, la colère, la tristesse et sa reconstruction ainsi que celle de toute sa famille. La plume est belle, le rythme est lent mais nécessaire. Joyce nous offre un récit émouvant mais aussi plein d’espoir et de réflexion. J’ai aimé suivre l’évolution de tous les personnages, ils sont très attachants. Louie, le petit frère de Wendy de trois ans est mon personnage coup de cœur, un vent de fraicheur qui m’a fait rire, rêvée et émue aux larmes.

Beaucoup de sensibilité et d’humanité.

Les étoiles de Noss Head | Tome 5

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Auteur : Sophie Jomain

Éditeur : Éditions J’ai lu (25 janvier 2017)

Pages : 480

En résumé :

« Le danger était aux portes de la cité. J’avais déjà affronté bien des tempêtes, mais celle qui venait vers nous était la pire de toutes. Un cataclysme, un fléau… »

Mon avis :

J’attaque ce dernier tome avec l’impatience de sortir du brouillard épais qui s’est formé avec le tome précédent et comprendre où Sophie veut nous emmener.

A l’image du tome 4, le rythme est toujours aussi lent. Sur ce point, j’avoue avoir trouvé les trois premiers tomes plus addictifs. On assiste à une histoire absolument magnifique entre Al et Bonnie. Depuis le premier tome, ils ont été un couple qui m’a marqué, un coup de cœur. Leur amour et leur complicité après toutes ces années et, envers et contre tout font juste rêver. On assiste également à la naissance d’une nouvelle romance qui m’a beaucoup fait rire et attendrie. En revanche, j’avoue que le plaisir de ma lecture s’arrête ici. J’avais l’espoir d’un grand bouquet final avec une bataille mémorable contre le grand Strigoii. Finalement, elle a été balayée en une page. En parallèle, les déboires amoureux avec Leith et Grigoire m’ont semblé interminables et n’apportent rien à l’histoire sinon beaucoup de jérémiades. Je suis heureuse d’être arrivée au bout de cette saga, la boucle est bouclée avec ce dernier tome et il n’y a plus aucune zone d’ombre. En revanche, le meilleur de cette histoire est dans les trois premiers tomes à mon humble goût.

Une fin de saga qui m’a déçue mais je reste comblée par les trois premiers tomes.

Les étoiles de Noss Head | Tome 4

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Auteur : Sophie Jomain

Éditeur : Éditions J’ai lu (15 juin 2016)

Pages : 388

En résumé :

« Chaque fois que je croyais notre vie cousue de fil blanc, Leith et moi devions faire face à une nouvelle adversité, à une nouvelle attaque. J’en venais à me demander si, un jour, nous goûterions à la paix à laquelle nous aspirions. Personne ne mesure l’immensité de sa chance quand il affirme que son existence est monotone. »

Mon avis :

Avec le précédent tome qui avait des airs de fin, je commence ce nouveau tome avec impatience et curiosité, mais aussi avec prudence car j’ai peur d’être déçue et regretter de ne pas m’en être tenue à la fin qui m’avait comblée.

On fait la connaissance de nouveaux personnages avec Christy et Forbes, et un personnage récurrent depuis le tome 2 vient se faire une place inattendue au premier rang : Grigoire. Cette fois-ci, le rythme est plus lent, on tourne un peu en rond. Il se passe beaucoup d’événements mais arrivé à la fin du tome, on se rend compte que la problématique n’a pas beaucoup avancée. Il se dessine également les prémices d’un triangle amoureux mais je ne comprends pas encore en quoi il va servir l’histoire. Vous aurez compris que je suis impatiente de lire la suite car le brouillard est épais et je me demande ce qu’il nous attend derrière.

Beaucoup d’interrogations.

Les étoiles de Noss Head | Tome 3

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Auteur : Sophie Jomain

Éditeur : Éditions J’ai lu (27 janvier 2016)

Pages : 476

 

En résumé :

« Je n’avais aucune idée du tour qu’allait prendre ma vie… absolument aucune. J’allais avoir 19 ans dans quelques jours et j’étais devenue ce que je n’aurais jamais dû être. Le destin m’avait surprise, j’étais magnifique, d’une allure renversante. J’aurais pu défier n’importe quelle reine de beauté, mais c’est bien tout ce qu’il me restait… tout une vie dans la peau de quelqu’un que je n’étais pas, que je détestais. »

Mon avis :

J’ai commencé ce tome immédiatement après avoir refermé le précédent. J’étais tellement impatiente de découvrir comment cette situation va se résoudre même si je redoute aussi l’issu et les noms des morts, car oui je me doute bien qu’il y en aura encore.

L’histoire devient de plus en plus passionnante. La personnalité d’Hannah s’est littéralement métamorphosée, elle n’est plus la jeune fille niaise et quelconque qu’elle était, et en même temps, on en éprouve une certaine nostalgie. On ne peut s’empêcher de se demander avec elle qui elle serait devenue si elle était restée à Paris au lieu de venir à Wick. En parallèle de ses déboires amoureux avec Leith, on assiste à une nouvelle romance qui nous rend heureux et nous émeut. Puis arrive des batailles à nous en couper le souffle. J’ai souvent été en apnée et la larme à l’œil qui menaçait. Finalement, la fin de ce troisième 3 a des airs de happy end. Je voudrais à la fois m’arrêter ici car je suis comblée par la trilogie et j’ai peur d’être déçue de la suite. D’un autre côté, je suis terriblement curieuse de finir cette saga et découvrir ce que l’autrice a imaginé.

Un happy end qui m’a comblée.