Les dames du Lac

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Auteur : Marion Zimmer Bradley

Éditeur : Éditions Le livre de Poche (2014)

Pages : 408

En résumé :

La légende du Roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde n’avait, depuis longtemps, inspiré un roman d’une telle envergure, d’un pareil souffle. Et, pour la première fois, ce draine épique nous est conté par une femme à travers le destin de ses principales héroïnes. Bien sûr, Merlin l’Enchanteur, Arthur et son invincible épée Excalibur, Lancelot du Lac et ses vaillants compagnons, tous sont présents mais ce sont ici les femmes, exceptionnellement attachantes, qui tiennent les premiers rôles : Viviane, la Dame du Lac, grande prêtresse d’Avalon, Ygerne, duchesse de Cornouailles et mère d’Arthur, son épouse Guenièvre, Morgane la Fée, sœur et amante du grand roi… S’appuyant sur plusieurs années de recherches, cette épopée envoûtante est bien autre chose qu’un roman historique de plus. Elle relate la lutte sans merci de deux mondes inconciliables, celui des Druides et des anciennes croyances défendant désespérément un paradis perdu et celui de la nouvelle religion chrétienne supplantant peu à peu rites et mystères enracinés au cœur de la Grande Bretagne avant qu’elle ne devienne l’Angleterre.

Mon avis :

J’ai souvent entendu parler de cette réécriture de la légende arthurienne du point de vue des femmes. Ce procédé m’a rapidement séduit par son originalité, d’autant plus par rapport à la condition de la femme à l’époque du récit.

Mon avis est mitigé. J’ai adoré partir à la rencontre des vieilles croyances païennes et leurs luttes contre la nouvelle religion chrétienne, de la Grande Bretagne, suivre Morgane dans son éducation de prêtresse. Mais ma curiosité naissante a été gâchée par certains personnages détestables à mon goût, trop, pour pouvoir profiter de ma lecture. Le plus détestable d’entre tous, pour ma part, est Guenièvre. Derrière les traits de la douce et innocente jeune femme se trouve une sotte qui ne connait rien du monde ni des gens, qui n’a aucune curiosité sinon une éventuelle nuit d’amour avec son Lancelot. Elle a eu la chance de naitre belle et d’un père qui a réussit à la marier au Haut-Roi, car elle n’a en rien l’étoffe d’une Reine. Pourtant, elle n’oublie pas son titre obtenu par alliance et se permet de juger haut et fort quiconque ne partage pas ses idéaux. Et malgré ces horreurs, elle considère qu’il serait normal que le vieux peuple et la Déesse lui viennent en aide pour procréer… ce personnage est une blague. Finalement, les raisons qui me poussent à la détester sont des raisons qui me poussent à l’apprécier car elle aura le mérite de me marquer et de me faire réagir…. à méditer. Jusqu’au trois quart de ma lecture, Arthur est un personnage que j’ai trouvé très attachant par son courage et sa fidélité envers ceux qu’il aime et respecte. Mais petit à petit, ce caractère bienveillant se retourne contre lui. A force de vouloir faire le bonheur autour de lui, il en oublie ses propres convictions et devient un instrument. Finalement, Morgane est celle qui m’aura le plus émue par sa sagesse, sa bonté et son ouverture d’esprit.

Un récit rude qui pousse à la réflexion.

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