Dracula

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Auteur : Bram Stoker

Éditeur : Éditions J’ai lu (6 octobre 2012)

Pages : 680

En résumé :

Jonathan Harker, jeune et brillant clerc de notaire, se rend pour affaire dans les Carpates, où réside son client, le compte Dracula. Celui-ci se révèle un hôte chaleureux et prévenant, mais la curiosité incite Jonathan à pousser son exploration de l’immense château toujours un peu plus loin. A travers les lettres qu’il lui envoie presque chaque jour, Mina, sa jeune épouse restée à Londres, découvre qu’une effroyable réalité se tapit dans l’ombre de la légende.

Mon avis :

L’adaptation cinématographique de Dracula par Francis Ford Coppola est l’un de mes films préférés. En plus de l’envie de lire ce classique indétrônable, j’avais surtout envie de découvrir le véritable Dracula imaginé par Stocker. Mais ce n’étais pas sans peur. Coppola insiste sur la condition de victime de Dracula, qu’être un vampire est une malédiction. On assiste alors à un combat intérieur entre l’homme et le monstre, notamment avec l’introduction de la romance avec Mina, qui rend le personnage du Comte particulièrement complexe.

Mes craintes ont vite été balayées. Dracula est un monstre, ni plus ni moins. Mais à travers la transformation de Lucy jusqu’à sa deuxième mort, un écho se crée avec le Comte : lui-aussi a été humain. Un humain damné qui n’a jamais trouvé la paix. Si son humanité est perdue, les qualités humaines de l’homme qu’était Dracula perdurent et témoignent de l’homme exceptionnel qu’il était. Si le monstre est à abattre pour sauver l’humanité, il y a aussi une volonté de sauver cet homme admiré et admirable, et lui donner enfin la paix. C’est très habile de la part de l’auteur. Chaque personnage trouve une véritable place dans l’histoire, et Lucy est la révélation de ma lecture. On est loin de la jeune mondaine agaçante du film. Elle est la fragilité, la douceur, le courage, la pureté et l’amie fidèle. Son calvaire m’a émue aux larmes, notamment dans son dernier combat avec à ses côtés le corps de sa mère. Quant à Mina, elle conserve un rôle très important dans cette bataille grâce à sa douceur et son courage. Elle dessine également les prémices d’un certain féminisme. Le récit compte plusieurs narrateurs, il est principalement constitué des journaux intimes de chaque personnage qui y raconte sa version des événements dont il a été témoin et comment il les a perçu. Il y a aussi des échanges de courriers, de télégrammes, des articles de journaux. La plume de l’auteur est fluide, facile à lire. Le ton est souvent inquiétant, parfois même effrayant, notamment lors de l’épisode du Demeter et la lecture de son carnet de bord. Finalement, le livre et le film sont complémentaires.

Un classique à lire absolument.

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