Les enfants sauvages

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Auteur : Louis Nowra

Éditeur : Éditions Pocket (5 mars 2015)

Pages : 168

 

En résumé :

C’était une journée de jeux et de plaisirs pour Hannah et son amie Becky. Mais une terrible tempête éclate et les deux fillettes se retrouvent seules, perdues au cœur du bush de Tasmanie. Livrées à elles-mêmes, elles doivent leur survie à un couple de tigres, qui les observe et leur vient en aide. Intrépide et confiante, Hannah n’hésite pas à suivre les félins et entraîne Becky avec elle. Désormais, elles vivront dans une tanière et feront l’apprentissage d’une vie primitive : les souvenirs de la civilisation s’estompent, l’instinct reprend ses droits. Et parfois l’humanité est plus sauvage que la nature elle-même…

Mon avis :

En me rendant dans ma librairie, j’ai tout de suite été interpellée par cette couverture bicolore et bucolique au milieu de tous les autres livres. La quatrième de couverture a fini de m’intriguer, le livre s’est retrouvé dans mon panier.

Ce livre compte 168 pages sans chapitre. Dès les premières lignes de lecture, on est immédiatement frappé par le langage. Hannah se présente. Au moment où elle narre son histoire, elle dit avoir 76 ans or, on pourrait croire qu’elle en a six. Elle nous dit d’entrée : « Pour commencer, je voudrais m’excuser : je parle mal parce que j’ai perdu ma langue et j’ai dû la rapprendre ». C’est très déstabilisant et inquiétant de se dire que tout le livre sera ainsi. Essayez d’avoir une conversation avec un enfant de 5-6 ans et vous comprendrez. Finalement, au fur et à mesure, on se rend compte que cette écriture n’en est que plus forte.

Ce récit m’a à la fois attendrie et dévastée. Il parle des liens de famille au sens large, de la cruauté animale, de la déforestation, de la mort, du deuil. Il rappelle que nous avons tout à apprendre de la nature et des animaux. Il y a un contraste fort entre la vie animale et la cruauté humaine. Les scènes de chasse des tigres sont fortes, elles prennent aux tripes. Mais derrière ces scènes sanguinolentes, il y a un grand respect de la vie. On ne peut pas en dire autant des comportements humains. Le réalisme du récit nous oblige à nous questionner.

Une histoire puissante et engagée. Une vraie leçon de vie.

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2 commentaires sur « Les enfants sauvages »

  1. Ta chronique me donne l’impression de lire mon avis du « Vieux qui lisait des romans d’amour » de Luis Sepulveda. Tu l’as lu? En te lisant ça m’y fait beaucoup penser, je pense que les idées transmises sont les mêmes. Merci pour la découverte, je note ce livre!

    Aimé par 1 personne

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