Journaux

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Auteur : Sylvia Plath

Éditeur : Gallimard (12 octobre 1999)

Pages : 481

 

En résumé :

Pour beaucoup de lecteurs à travers le monde, le poète Sylvia Plath est devenu une figure de culte. Sa destinée exemplaire, son mariage au poète britannique Ted Hughes (personnage contesté, gourou pour les uns, démon pour les autres), son suicide en 1963, à l’âge de trente et un ans, les deux enfants qu’elle laissait… tous ces éléments de sa vie contribuèrent) accroître sa renommée.

Les journaux, commencés à dix-huit ans et tenus jusqu’à la veille de sa mort, plongent le lecteur au cœur de la vie intérieure d’une femme qui lutta quotidiennement contre elle-même et n’eut de cesse qu’elle ait transformé en mots la réalité. Exigence tranchante et désir d’absolu ressortent à chaque instant. A côté des impatiences de la collégienne ou des obsessions de l’écrivain paralysé, on trouve des pages inspirées et splendides, qui sont à la source de nombreux poèmes.

Formidable matériau en fusion, ces journaux livrent aussi nombre de passages amusants et de portraits féroces des grandes figurent littéraires de l’époque.

Mon avis :

J’ai découvert ce livre via la chaîne de SolangeTeParle. Habituellement, j’ai plutôt du mal avec le monde de la poésie, bien que je sois complètement fascinée par Les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire. Pourtant, son avis est tellement enthousiaste pour cette œuvre que j’avais besoin de ce livre.

Non seulement le genre sort de mes habitudes, mais aussi la plume. Sylvia Plath est poète, et même s’il ne s’agit que de ces journaux, elle garde son style, sa finesse, son excellence. C’est un livre pour lequel j’ai pris mon temps, par besoin et par envie. Ces journaux se savourent. Ils nous permettent de voir en son for intérieur. J’ai découvert une femme incroyable, un idéal. Dans le premier journal, elle fait déjà preuve d’une telle maturité, d’une passion, d’une volonté. Je pense que la passion est le mot qui lui convient le mieux. Pas seulement la passion de l’écriture, mais aussi la passion de sa vision de la vie, de ses sentiments. Elle aura vécue les bons moments comme les mauvais avec une intensité incroyable. Une partie de moi se retrouve en elle. Dans certains livres, il peut y avoir un passage qui sonne tellement fort en moi que j’ai le besoin de le noter dans un carnet. Parfois, je me dis que quand j’aurais un « chez moi », je ferais imprimer ces citations sur les murs. Alors je souhaite partager avec vous celui que j’ai retenu ici et qui est déjà imprimé en moi : Il y a cent ans vivait une jeune fille comme moi je vis aujourd’hui. Et elle morte. Moi je suis le présent mais je sais que je passerai aussi.

Je suis passé par tant d’émotions à la lecture de ces journaux. Mais il y a un sentiment toujours intact, la frustration. Deux journaux manquent à l’appel, l’un perdu et l’autre détruit par Ted Hughes. Des passages ont aussi été coupés. Que pouvaient-ils contenir ? On ne le saura jamais.

Cette lecture me donne envie de plonger dans la poésie mais je n’ai pas d’idée. Toutes vos suggestions sont les bienvenues. En attendant, je pense me racheter Les Fleurs du Mal car mon exemplaire s’est fait la malle durant un déménagement.

Un livre magnifique qui pousse à la réflexion sur soi et le monde.

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