Mes Favoris | Printemps 2018

Mes Favoris

 

Coucou tout le monde =)

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parlez de mes favoris des trois derniers mois. Posez-vous confortablement, on commence tout de suite.

 

Soins et beauté

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Dans cette catégorie, je n’ai que deux favoris a vous présenter mais attention, c’est de la bombe ! Mon calvaire de toute l’année, ce sont mes genoux. Je ne suis pas en train de vous dire qu’ils sont moches ou que sais-je encore, non. Leur soucis est leur extrême sécheresse. Ma maman a du psoriasis alors est-ce qu’il y a un rapport, c’est difficile à dire. Dans le cas de mes genoux, ce n’est pas douloureux #touchedubois mais ça me gène quand je me mets en robe ou en jupe. J’ai testé beaucoup de crème, de beurre pour le corps, de recette à faire maison…. rien y faisait. Alors j’ai voulu tester la crème Egyptian Magic trouvé chez Sephora et ce fut ma petite révolution. Alors non, ce n’est pas miraculeux mais je constate un net changement, ce qui suffit à mon bonheur.

Autre immense découverte coup de cœur : le mascara Bad gal Bang de Benefit. Ce truc est incroyable. Non seulement il courbe et allonge mes cils comme jamais, il tient toute la journée ET je peux bien recevoir un seau d’eau, il résistera. Tout peut mal aller, tant que mes cils restent digne, je le peux aussi !

 

Bien-être

Depuis quelques mois, je m’intéresse  à la lithothérapie. Je ne sais pas si on peut parler de croyance mais penser que les minéraux ont une action sur notre organisme comme les plantes, l’atmosphère, le rayonnement du soleil, etc… me parait logique.  Jusque là, je me suis vraiment attachée à deux pierres. La labradorite (à gauche) est une pierre qui offre une protection barrière, elle nous protège des énergies négatives. C’est une pierre que je porte au travail car je suis au contact principalement de personnes âgées et / ou malades. Il est important pour moi de faire preuve d’une certaine empathie mais aussi et surtout de me protéger des expériences de mes patients.  Cette pierre m’aide beaucoup dans ce travail. D’ailleurs, je le ressens de suite quand elle est épuisée et qu’il faut que je la purifie et la recharge.  Une autre pierre m’est vite devenu indispensable, la cornaline (à droite). Elle améliore la vitalité, le dynamisme, donne du courage et permet le dépassement de soi. Actuellement je commence la construction de ma maison, seule financièrement et en auto-constructeur. Ce n’est pas toujours facile mais je sens qu’elle m’aide à faire face, psychologiquement et physiquement.

 

Créativité

Depuis quelques temps, je ne trouve plus le temps d’avancer dans mes cours de japonais et dans la couture (la construction y étant pour beaucoup vous l’aurez compris). Du coup, j’avais besoin de trouver une activité qui demande moins de suivi, et je me suis dit que j’avais envie de renouer avec ma créativité. J’adore dessiner (même si je dessine comme une quiche) et faire de la calligraphie.  Mon bullet journal est un vrai refuge mais je voulais autre chose, un plus à côté.  Alors je me suis acheté un carnet spécial aquarelle à 4,50€ et un bloc déco de chez Toga. Ça me détend. Je ne suis pas régulière, c’est quand je veux, quand j’ai le temps et l’inspiration. Je ne sais pas s’il mérite ce qualificatif mais en clair, c’est mon Art Journal.

 

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Dans le même temps, je me suis relancée dans le scrapbooking. Je fonctionne avec le système Project Life qui est à mi-chemin entre ce qu’on trouve sur Pinterest et l’album classique. Ça me convient bien. Et si vous vous posez la question, je fais développer mes photos via le site Cheerz. L’application mobile est très bien faite, et comme je fais toutes mes photos avec mon téléphone, c’est hyper pratique. Argument final, c’est une jeune entreprise française #cocorico

 

Musique

En ce moment, j’alterne entre deux albums. Soleil par Bracella. Comme son nom l’indique, c’est un album très solaire. Il me donne la pêche, envie de danser et en même temps, c’est un plein de douceur. La plume est incroyable, très poétique. Une belle découverte.

Comme on respire par Aliose. Idem, je ne connaissais pas et j’adore. Une autre plume poétique à deux voix qui s’accordent merveilleusement bien. Amour et société.  J’aime.

 

Merci d’avoir eu le courage de lire jusqu’ici. Et vous, quelles sont vos heureuses découvertes de ce printemps ? En attendant, je vous embrase très fort et on se dit à la prochaine ♥

 

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La prêtresse d’Avalon

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Auteur : Marion Zimmer Bradley

Éditeur : Éditions Le Livre de Poche (2009)

Pages : 576

En résumé :

Fin du IIIe siècle. Eilan, fille d’une grande prêtresse d’Avalon et d’un prince de Grande-Bretagne, traverse les brumes magiques qui conduisent vers l’autre monde : élevée sur l’île mythique d’Avalon, elle est initiée aux mystères de la Déesse. À dix-huit ans, une vision bouleversante va changer son destin : Constance, un officier romain, deviendra l’homme de sa vie et leur enfant transformera le monde. Prise au cœur d’implacables luttes de pouvoir, celle qu’on appelle désormais Hélène devra-t-elle renoncer aux anciennes coutumes et aux dons que lui a conférés la Déesse ?

Mon avis :

Je suis très contente de lire ce livre, le dernier que je possède du cycle d’Avalon. Jusque là, il était le spectre dans ma PAL, celui que je n’osais toucher mais qui me hantait. Peur de m’ennuyer dans cette lecture malgré un bon souvenir à la fin que j’imagine, à l’image de mes précédentes lectures de la saga.

Malgré les longueurs toujours présentes, c’est ce qui qualifie la plume de l’autrice, je tiens à noter une importante amélioration : le marquage du changement de temps. Ça peut paraitre anodin, mais c’est tellement utile dans la lecture, ne plus être perdu. Jusque là ce détail a beaucoup pesé dans ma lecture. Sinon, j’ai énormément apprécié l’histoire d’Eilan, c’est une femme forte inspirante. Elle se bat et est prête à tout sacrifier pour ceux qu’elle aime et ce qu’elle croit juste. Et nous donne une grande leçon d’humilité dans ses rapports à la vieille religion et au christianisme. On parle aussi beaucoup de politique et c’est très passionnant. Sans oublier quelques faits déjà abordé dans la deuxième nouvelle du précédent tome avec Dierna. A mon gout, il s’agit du meilleur livre du cycle que j’ai lu jusqu’ici.

Trois semaines pour le livre et pourtant, une excellente surprise.

La Sélection, tome 2 | L’élite

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Auteur : Keira Cass

Éditeur : Éditions Robert Laffont (2013)

Pages : 308

 

En résumé :

La Sélection de 35 candidates s’est réduite comme peau de chagrin, et désormais l’Élite restante n’est plus composée que de 6 prétendantes. L’enjeu pour ces jeunes filles ? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu’elles sont les mieux à même de monter sur le trône d’Illéa, cette petite monarchie régie par un strict système de castes et déchirée par deux factions de rebelles qui veulent la faire tomber.
Pour America Singer, la donne est encore plus compliquée : ses sentiments pour Maxon viennent se heurter à son amour d’enfance pour Aspen, garde royal qui hante les couloirs du palais, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales… Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête de la décision qui changera à jamais sa vie…

Mon avis :

Je continue la saga (ou trilogie, ça dépend comment on voit les choses) avec hâte et timidité, le souvenir du premier tome étant mitigé.

Il faut prendre en compte que je déteste les triangles amoureux. Par conséquent, pour ce que je n’ai pas aimé, beaucoup de lecteurs n’ont pas été gêné. Bref, vous l’aurez compris, le triangle ici ne passe pas. Et quel dommage, parce que tout le reste est quasiment parfait. Désolé mais définitivement, je trouve que ça n’apporte rien à l’histoire à part faire couler de l’encre sur le papier. Il y a tellement plus intéressant. Maxon est définitivement le personnage qui m’intéresse le plus. Il est ce personnage qui devait être le méchant, tout était réunit mais non, il est le gentil. Ses fragilités le rendent tellement attachant et en même temps, il garde certains aspects pas très catholiques qui le rendent irrésistible. A côté, America avait presque tout pour être une Elizabeth Bennet mais… ses indécisions entre le prince et le soldat la rendent beaucoup trop cruche pour ça à mon goût. Un aspect sombre de l’histoire se met en place et avec toutes ces paillettes, il y en avait vraiment besoin. Des personnages se révèlent enfin et j’adore. Même si je préférerais plus de noirceur, de descriptions choquantes et perturbantes, c’est une sélection jeunesse donc je comprends et ne dirais rien sur cet aspect.

Vœux : beaucoup d’amour et de noirceur pour le prochain tome (et la fin d’un triangle inutile).

On regrettera plus tard

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Auteur : Agnès Ledig

Éditeur : Éditions Albin Michel (2 mars 2016)

Pages : 313

 

En résumé :

Valentine, une institutrice dans un village des Vosges, voit sa vie bouleversée par l’arrivée d’une fille fiévreuse, Anna, et de son père Eric, meurtri par la mort de sa femme. Au-delà de l’hébergement, elle leur ouvre son cœur.

Mon avis :

J’ai rencontré Agnès Ledig avec De tes nouvelles, qui est la suite de ce roman. Ça n’avait pas perturbé ma lecture, je ne m’étais même pas aperçue qu’il s’agissait d’une suite. Mais c’est avec grand plaisir que je replonge dans cet univers, au milieu de ces personnages qui m’avaient déjà comblée.

Pas de grande surprise étant donné que je savais déjà tout de la rencontre entre Valentine et Eric, et de sa conclusion. Et pourtant, j’ai adoré ma lecture car elle m’a permis d’en savoir plus sur le passé de chaque personnage, notamment Gustave. Également de passer plus de temps avec Gaël. Son amitié avec Valentine n’était pas trop abordée alors qu’ici, on prend conscience de l’importance qu’elle a eu sur le dénouement. On s’attache rapidement aux personnages. C’est une excellente lecture, agréable, une plume légère, pleines de réflexions sur la vie, sur soi. Le parallèle entre les histoires de Gustave et d’Eric est une claque monumentale. Une histoire très touchante.

Une plume pleine d’émotions.

La Sélection, tome 1

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Auteur : Keira Cass

Éditeur : Éditions Robert Laffont (2012)

Pages : 343

 

En résumé :

35 candidates. 1 couronne. La compétition de leur vie.
Quand la dystopie rencontre le conte de fées !

Dans un futur proche, les États-Unis et leur dette colossale ont été rachetés par la Chine. Des ruines est née Illeá, une petite monarchie repliée sur elle-même et régie par un système de castes. Face à la misère, des rebelles menacent la famille royale. Un jeu de télé-réalité pourrait bien changer la donne… Pour trente-cinq jeunes filles du royaume d’Illeá, la « Sélection » s’annonce comme l’opportunité de leur vie. L’unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre une vie de paillettes. L’unique occasion d’habiter dans un palais et de conquérir le cœur du jeune Prince Maxon, l’héritier du trône. Mais pour America Singer, qui a été inscrite d’office à ce jeu par sa mère, être sélectionnée relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure ; quitter sa famille et entrer dans une compétition sans merci pour une couronne qu’elle ne désire pas ; et vivre dans un palais, cible de constantes attaques de rebelles…

Puis America rencontre enfin le Prince. En chair et en os. Et tous les plans qu’elle avait échafaudés s’en trouvent bouleversés : l’existence dont elle rêvait avec Aspen supportera-t-elle la comparaison face à cet avenir qu’elle n’aurait jamais osé imaginer ?

Mon avis :

Cette saga est extrêmement connue, et maintenant vous me connaissez si vous me suivez depuis quelques temps, j’aime bien me faire mon propre avis.

L’histoire n’est pas sans nous faire penser à Hunger Games, et j’avoue dès les premières pages avoir du mal tant l’univers est proche, jusqu’à certains personnages. Je trouve que le jeu avance très vite, ce qui m’interroge sur l’utilité de cinq tomes. J’espère que l’autrice nous réserve des surprises et non des tomes d’utilité commerciale. En soi, j’ai trouvé l’histoire sympathique mais un peu niaise. J’espère que ce point va également s’améliorer par la suite. Les personnages ne sont pas plus attachants que ça, je regrette qu’on ne passe pas plus de temps avec l’ensemble des candidates. Le prince Maxon est jusqu’ici celui qui m’intrigue le plus. Il est gentil, peut être trop. Pourtant, son comportement m’a laissé perplexe sur une bonne partie du tome. Mais à l’explication de celui-ci, je lui trouve maintenant des circonstances atténuantes et surtout, je me reproche de ne pas avoir saisi plus tôt son point de vue. Il me parait du coup moins simple et j’ai envie d’en apprendre plus sur lui. Mais le gros point noir de l’histoire pour moi, c’est le triangle amoureux qui se met en place. Si j’apprécie America pour beaucoup des traits de sa personnalité, je suis exaspérée par son dilemme, ce comptage de points entre ses deux soupirants, les va et vient. Ca aussi vous le savez si vous me suivez depuis un moment, je ne supporte pas les triangles amoureux. Je trouve que ça n’apporte rien à l’histoire. J’espère que tout mon cœur que l’autrice va partir dans une autre direction, il est encore temps.

Des hauts et des bas, une lecture en demi-teinte mais il est trop tôt pour se prononcer sur cette saga.

Du côté du bonheur

Auteur : Anna McPartlin

Éditeur : Éditions Le cherche Midi (12 avril 2018)

Pages : 408

Mon avis :

Anna McPartlin, son premier roman est l’un de mes rares coups de cœur. Parce que je lui fais entièrement confiance, c’est voulu qu’il n’y ait pas le résumé sur cette chronique. Comme moi, je souhaite que vous plongiez à l’aveugle pour en profiter pleinement.

Je n’ai pas lu la quatrième de couverture, pas lu d’avis avant ma lecture. Je me suis préservé un maximum. Grâce à cela, dès les premières lignes j’ai été totalement bouleversée. Les larmes ne tardent jamais avec cette autrice à la plume sensible, poétique et juste. Je l’ai trouvé particulièrement engagée dans ce nouveau roman et ce n’est pas pour me déplaire. Je ne sais que vous dire autre que je suis encore retournée par ma lecture. On attend un dénouement que l’on connait à l’avance, mais quand il est arrivé je n’étais pas prête et je me suis effondrée.

L’émotion est au rendez-vous. Beaucoup de violence et d’amour.

DISCUSSION | La lecture ?

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Coucou tout le monde =)

Aujourd’hui je vous retrouve pour un nouveau concept d’article sur le blog (ici mais pas nouveau ailleurs,  je n’invente rien) qui ne sera pas récurant mais que vous retrouverez de temps en temps, comme les TAG.

Pour l’instant je partage avec vous toutes mes lectures, je me dévoile un peu (c’est plus sympathique pour vous je pense) et ce qu’il me manque, c’est que l’on discute de sujet plus général et autour de la lecture. Vous savez que ce qui compte ici pour moi est de partager une passion et mieux communiquer dessus pour ceux qui la connaissance mal (et j’en ai fais partie!). Résultat, voici cette nouvelle rubrique de discussion nommé le plus simplement du monde On papote ?

J’ai plusieurs idées, et ce n’est pas difficile vu tous les sujets déjà abordés un peu partout. Mais du coup, par quoi commencer ? Par le commencement, non ? La lecture.

Petit rappel pour ceux qui débarquent. Je suis une très jeune lectrice. Je lis régulièrement depuis fin 2015 – début 2016 alors que je suis née en 1992 (je vous laisse à vos calculs). Avant ça, j’avais les livres en horreur, je ne comprenais pas. La lecture était un loisir ennuyeux de snob, une perte de temps, un truc pour se faire bien voir à condition d’être premier de la classe, de porter des lunettes, d’être prout-prout, de se considérer plus haut que les autres,…. bref vous avez compris le délire. Alors avec un avis aussi tranché et primaire, je vois déjà vos moues pleines d’interrogations. Qu’est-ce qui a changé ? Un magasin FNAC de taille moyenne s’est installé près de chez moi #mavieestdunennuimortel

Forcément la nouveauté dans une petite ville, c’est une vraie attraction. Si un magasin animalier ouvre, que tu n’as pas d’animaux et que ne les aimes pas, tu vas quand même t’y promener. C’est la règle des 5C : c’est con mais c’est comme ça. Donc t’as compris que si je détestais la littérature et ses lecteurs, je suis quand même allée au temple de la lecture comme un bon vieux mouton (au bas mot, la littérature représente un bon 3/4 du magasin et est clairement mis en avant, les drones eux sont bien cachés… va comprendre). Et comme il ne faut pas toujours chercher à comprendre, j’adorais m’y promener alors que je détestais et déteste toujours les grandes chaines et ses rayonnages froids comme le libraire du quartier, véritable stéréotype du lecteur snobinard qui n’expose que les prix littéraires et témoignages politiques (je ne fais pas une généralité, je vise bien quelqu’un en particulier). Au bout d’un moment j’ai eu envie d’acheter un livre, comme ça. Je suis restée plus d’une heure à déambuler dans les allées, à lire les quatrièmes de couvertures, à fuir les libraires (tellement honteuse de l’éventualité d’avouer que je déteste la lecture). Finalement, j’ai opté pour le Paris des Merveilles tome 1 de Pierre Pevel à cause de la couverture. Je n’étais pas rentré chez moi que j’avais le sentiment honteux d’avoir jeté mon argent par la fenêtre. Je l’ai quand même lu et ça été une révélation. Depuis, je n’ai jamais arrêté de lire.

Lectrice tardive ? Personne dans ma famille ou dans mon cercle d’amis ne lit, et donc je n’ai personne avec qui partager mes lectures. L’idée de tenir un blog livresque a donc rapidement fait son chemin. Le blog est aussi devenu une sorte de défouloir et une thérapie. A l’école, on ne me demandait pas mon avis car il n’étais surement pas intéressant et l’éducation nationale sait déjà ce qu’est la VRAIE littérature. Du coup, écrire une chronique est comme me dire que j’ai lu le livre, pas en diagonal mais vraiment, que j’y ai pris du plaisir, que j’ai un avis, que je peux l’exprimer librement, que j’ai envie de le partager et que j’ai envie de transmettre une passion. Je me sens plus légitime en tant que lectrice.

Est-ce que la lecture a changé ma vie ?Clairement, non. C’est une nouvelle passion qui s’est ajoutée à d’autres. C’est un plus dans ma vie, sans réduction en contre partie. J’ai toujours ma famille, les mêmes amis, pas de nouvelles rencontres grâce à la littérature, je n’ai pas changé de voie professionnelle. Je ne me sens pas plus sereine à l’idée de parler à un libraire. Je ne me sens pas plus le courage d’aller sur un salon pour rencontrer des auteurs, je me sens tellement minuscule à côté. Pour autant, je n’ai ni honte de lire, ni de dire ce que je lis ou ce que j’aime. Un jour, des gens m’ont demandé ce que je lisais à ce moment et j’ai répondu très sérieusement Comment se débarrasser d’un vampire amoureux de Beth Fantaskey et ils ont éclaté de rire en me répondant « ah, t’es ce genre de lectrice ». Je n’ai pas été blessé pour ma personne, j’ai été contrarié qu’on se moque d’un livre parce que son titre fait sourire sans se préoccuper de l’histoire, ni de l’écriture de l’autrice. Le pire est que je me dis que j’ai dû être comme ça et ça me motive tellement pour mon blog.

Je suis fière de voir tous ces blogs et ces booktubeurs, ou même n’importe quel influenceur parler avec des étoiles dans les yeux de leurs lectures. C’est une vulgarisation de la littérature et si elle ne permet pas d’attirer de nouveaux lecteurs, le fait d’en parler normalise cette activité, je pense. Et c’est à mon sens la seule façon d’en finir avec les idées reçues que j’ai moi-même pu avoir.

Il y a un lecteur pour chaque livre, et un livre pour chaque lecteur, du prix littéraire le plus prestigieux à l’échec commercial. Ça ne veut pas dire qu’on a des goûts de chiottes, juste qu’on est un humain normal et unique. C’est plutôt positif !

Merci d’avoir lu jusqu’ici et n’hésitez pas à réagir en commentaire. Vous, quel est votre rapport à la lecture ? J’aurais pu encore et encore développé mais j’ai été suffisamment longue, et ce sera l’objet de nouvelles discussions. J’en profite pour vous remercier de votre présence, de vos partages.

Je vous souhaite de merveilleuses lectures et vous embrasse ♥

Valentine

La Passe-miroir, tome 3 | La mémoire de Babel

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Auteur : Christelle Dabos

Éditeur : Éditions Gallimard Jeunesse (1er juin 2017)

Pages : 496

En résumé :

Thorn a disparu depuis deux ans et demi et Ophélie désespère. Les indices trouvés dans le livre de Farouk et les informations livrées par Dieu mènent toutes à l’arche de Babel, dépositaire des archives mémorielles du monde. Ophélie décide de s’y rendre sous une fausse identité.

Mon avis :

Je suis tellement contente d’attaquer ce nouveau tome, Ophélie et Thorn m’ont terriblement manqué. Et en même temps j’ai peur, car il faudra être patient pour avoir le prochain tome et l’autrice aime jouer avec nos nerfs.

A noter la merveilleuse constance de l’écriture de l’autrice à chaque tome, c’est suffisamment rare pour être souligné. On retrouve une Ophélie qui a bien grandit et qui ne cessera de nous nous étonner tout au long de ce nouveau voyage. J’ai adoré le parallèle entre Le Pôle et Babel. Si au Pôle le danger est partout, il n’en est pas moins à Babel. La seule différence est qu’au Pôle, les déclarations de guerre, les petits meurtres, les complots font partie du paysage, jamais dans l’ombre. Seul l’environnement, tout ce qui nous entoure est une illusion. A la tour de Babel, c’est le contraire. L’environnement est véritable et magnifique, en revanche le comportant des habitants de l’arche est tout ce qu’il y a de plus faux. Là, vous vous dites qu’on comprend vite le schéma de Christelle Dabos est qu’il n’y a pas de surprise…. ne vous y fiez pas, elle nous surprend là où on l’attend le moins… c’est une sadique. Mon cœur n’a cessé de monter et descendre tout le long de ma lecture, comme si j’étais dans la tour de la terreur de Disneyland Paris.

Qui a dit que lire était ennuyeux ?

Le secret d’Avalon

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Auteur : Marion Zimmer Bradley

Éditeur : Éditions Le Livre de Poche (2011)

Pages : 542

 

En résumé :

L’inoubliable saga des Dames du Lac, prolongée dans Les Brumes d’Avalon, nous faisait revivre l’histoire du roi Arthur, depuis sa naissance sous l’égide de Merlin jusqu’à la mort du roi-héros et à sa mystérieuse translation dans l’île d’Avalon. A la fois finale et prologue de cette vaste épopée, ce volume nous ramène aux sources de la légende. En ce temps-là, les légions de Rome prennent pied sur le sol de Grande-Bretagne. Face à elles, un peuple farouche et désuni va se forger une âme commune dans une lutte de plusieurs siècles. Cependant, réfugiés sur l’île sacrée, invisible derrière sa ceinture de brumes, Druides et Prêtresses vont gouverner le cours de cette histoire sanglante. Comment Dierna, Viviane, Caillean vont préparer l’avènement du roi Arthur ; comment la Reine des fées va leur prêter son concours ; quelles paroles prophétiques Merlin prononcera-t-il aux frontières du Pays d’Eté : tels sont les secrets révélés dans cet envoûtant récit, enraciné aux confins de la Magie et de l’Histoire…

Mon avis :

Je sors ce nouveau tome du cycle d’Avalon de ma PAL plus motivée d’en finir que par envie. J’ai énormément de mal avec le rythme de l’autrice, et c’est une grosse frustration car je ne peux pas négliger le fait que j’aime l’histoire et ses personnages, c’est juste que la lecture est pesante tant il y a de longueurs.

J’aurais mis trois semaines pour venir à bout de ce tome… c’est dire à quel point je n’accroche pas au style d’écriture de l’autrice. Pourtant, il se révèle comme l’un des plus intéressants de la saga. Le livre est divisé en trois histoires, toutes séparées d’environ deux cents ans. On fait d’abord la connaissance de Gawen à une époque où Avalon cohabite avec la chrétienté, de la rupture et de l’origine des brumes. Puis nous faisons un bon dans l’histoire jusqu’à rencontrer Carausius dans un contexte politique fragile, en pleine rupture avec l’Empire. Enfin, le roman se termine avec l’initiation de Viviane et la naissance d’Ygerne. L’autrice nous parle beaucoup de politique et d’histoire, c’est passionnant mais j’ai quand même eu le sentiment que chaque Dame d’Avalon était relayée au second plan. J’ai également beaucoup aimé les références aux peuples de l’Atlantide, très présentes dans ce roman ; ainsi que celles à Arthur par le biais des prophéties. Ce tome est jusqu’à maintenant le liant entre toutes ces histoires. Il permet d’y voir plus clair, de comprendre l’évolution de la vieille religion depuis les Atlantes, la montée du christianisme, etc…

Un récit qui nous permet de comprendre beaucoup de choses mais toujours pas agréable à lire pour ma part.