Sambre | Tome 5

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Auteur : Yslaire

Éditeur : Éditions Glénat (2003)

Pages : 46

En résumé :

Brest 1857…

Julie a survécu. Condamnée à vie pour crimes et activités révolutionnaires, le bagne de Brest est désormais son univers, avant celui de Cayenne…

Pendant ce temps, Bernard-Marie Sambre est élevé dans le culte de son père, de ses ancêtres, et le déni de sa mère. Car sa tante Sarah l’a décidé : La troisième génération des Sambre ne peut être la dernière…

Mon avis :

Après mettre fait devancé sur le tome 4 dans ma librairie, j’ai ajouté à mon panier ce cinquième tome… on n’est jamais trop prudent.

L’histoire fait un bond de 8 ans. Bernard est mort mais Julie a survécue. Prisonnière, elle a été séparée de son fils qui a été recueillie par Sarah. Celle-ci entend le sauver coute que coute de sa mère, ce qu’elle n’est pas parvenu avec son frère. Si elle semble aimante avec son jeune neveu, rien ne peut la détourner de son objectif. Elle est aveuglée par la survie du nom de Sambre, ce qui peut la rendre très cruelle. Mais Bernard-Marie ressemble à son père et risque de ne pas laisser les autres décider de son destin. La fin du tome nous interroge sur ce qu’il adviendra de Bernard-Marie et de sa mère ? Va-t-il la retrouver ? Si oui, cette rencontre scellera-t-elle sa perte ?

Un nouveau départ ou un recommencement sans fin ?

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Sambre | Tome 4

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Auteur : Yslaire

Éditeur : Éditions Glénat (2003)

Pages : 63

En résumé :

Quatrième acte, février 1848, les barricades sont toujours en place et Julie cherche la mort tandis que ses compagnons veulent en faire le symbole de la révolution nouvelle. Bernard a perdu de sa fougue et a bien du mal à déjouer les intrigues de son cousin Guizot « obscur commissaire de police » qui médite avec intérêt une union avec sa sœur Sarah.

Mon avis :

Lorsque je me suis rendue dans ma bibliothèque dans l’objectif d’acheter ce quatrième tome, c’est avec effroi que j’ai constaté qu’il manquait à l’appel. Sans vous mentir, j’ai passé au peigne fin tous les rayonnages de BD dans l’espoir qu’il aurait été mal rangé. Malheureusement non, quelqu’un l’avait bien acheté avant moi, le fourbe ! C’est avec résignation que je l’ai commandé, au pas de course que je suis allée le chercher avec un air de victoire car celui-ci étant à mon nom, personne n’allait me le prendre. Et toc ! Oui, les livres peuvent rendre fou.

Quel bonheur après avoir tourné la dernière page. Encore une fois, je suis en complète admiration devant le graphisme tout de noir et rouge qui souligne parfaitement la tragédie de cette histoire. Ce nouveau tome est riche en rebondissements. On en apprend plus sur les motivations de Sarah Sambre et du cousin Guizot. Les premières véritables révélations autour de la guerre des yeux et de la mort de la mère Sambre arrivent enfin. En parallèle, plus on en apprend sur les personnages, plus on a du mal à les cerner. Avec ce tome, j’ai maintenant hâte de lire la trilogie concernant Hugo et Iris.

Un nouveau tome à la fin aussi surprenante que tragique.

Calendar Girl | Mai

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Auteur : Audrey Carlan

Éditeur : Éditions Hugo Roman (4 mai 2017)

Pages : 155

En résumé :

C’est à Hawaï que nous la retrouvons. Elle est engagée comme mannequin pour une célèbre marque de maillots de bain. Angel D’amico veut prouver qu’on peut être belle même si on ne fait pas une taille 34. Il a créé une nouvelle ligne pour les filles ayant des formes, et Mia est son mannequin vedette.

Mon avis :

Suite à un mois d’avril encourageant, c’est avec un nouvel élan que je démarre ce mois de mai.

J’ai malheureusement été très déçue, certainement ma plus grosse déception jusque là. Ce qui me semble intéressant dans cette série est le portrait de chaque client, sa relation avec Mia et son évolution. Or ce mois-ci, le client est inexistant. Je ne suis même pas sûre qu’une page entière lui soit réservée au total. Je ne peux donc pas vous dire si son portrait me semblait intéressant. Je vais donc vous parler de Taï, un polynésien au physique très avantageux et à la culture passionnante. Malheureusement, s’il y a bien quelques questions et réponses concernant son peuple, les parties de jambes en l’air prennent le dessus. Mais ce qui m’a vraiment dérangé, et même choqué est que Mia est clairement en vacances. Depuis janvier, c’est un peu le ton qui est donné mais là, c’est totalement le cas. Elle gagne des sommes astronomiques tous les mois pour prendre du plaisir et voyager, je ne suis pas sûre que ce soit très réaliste. Être escort n’est pas une situation enviable, on fait généralement ce travail par nécessité et non par choix. Mais dans le cas présent, la croix que porte Mia semble assez agréable au point qu’elle se demande si elle doit arrêter à la fin de l’année tant sa vie devient confortable.

Un mois de mai à l’inverse du mois précédent.

Calendar Girl | Avril

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Auteur : Audrey Carlan

Éditeur : Éditions Hugo Roman (6 avril 2017)

Pages : 156

En résumé :

Le premier contact avec Mason Murphy est assez rude ! Le joueur phare de l’équipe des Red Sox est un véritable goujat. Mais il ne connait pas encore le caractère bien trempé de Mia qui va rapidement le faire changer d’attitude.

Mon avis :

Je continue Calendar Girl mais j’avoue sans hâte. Mais je m’impose des lectures assez rapprochées pour ne pas perdre le fil de l’histoire.

Ce nouveau tome montre bien que la série sera en dents de scie. Il fallait s’y attendre, malheureusement c’est confirmé. Si j’ai trouvé les idées de base des deux précédents tomes plus intéressantes, le mois d’avril est globalement plus réussi à mon goût. Aucun suspens, on comprend très vite où l’autrice veut nous emmener ce mois-ci. Pourtant, Audrey Carlan a su me surprendre en utilisant Mason pour nous sensibiliser sur le cancer du sein. En plus, je le lis en plein mois d’octobre rose, je ne pouvais pas mieux rester dans le thème. En gardant son second degré, on peut aisément apprécier cette nouvelle mission. L’histoire est toute mignonne et Mia évolue dans le bon sens, elle réfléchie plus. Je tourne la dernière page en étant un peu plus revigorée pour la suite.

Un mois d’avril qui encourage à lire la suite.

Calendra Girl | Mars

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Auteur : Audrey Carlan

Éditeur : Éditions Hugo Roman (2 mars 2017)

Pages : 155

En résumé :

Avant de s’envoler vers sa prochaine mission, Mia retourne à Las Vegas où elle retrouve sa sœur et sa meilleure amie. Elle en profite pour aller rendre visite à son père qui est toujours dans le coma. Elle a également rendez-vous avec son usurier pour lui remettre le deuxième versement de sa dette, et cette rencontre n’est pas des plus sympathiques !

Mon avis :

Je continue cette série avant tout par curiosité. Je ne me fais pas trop d’illusion, la restriction du nombre de pages va être un problème pour moi si l’histoire continue dans cette voie.

Ce troisième tome est à l’image du précédent. Audrey Carlan a tous les éléments pour une bonne histoire, mais la cent cinquantaine de pages apparemment imposée est mal gérée. La confrontation avec Blaine n’a pas grand intérêt, puis arrive la rencontre avec Tony Fasano, le problème de la situation est posé et nous en sommes déjà à la moitié du livre. Résultat, la résolution est bâclée à mon goût alors qu’il y aura pu y avoir des réflexions et questionnements très intéressants par rapport à l’orientation sexuelle, le regard des autres, l’acceptation de soi, la tradition et le bonheur. Quel dommage.

Un mois de mars frustrant et pas abouti.

Le manoir de Tyneford

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Auteur : Natasha Solomons

Éditeur : Éditions Le livre de Poche (2014)

Pages : 519

En résumé :

Au printemps 1938, l’Autriche n’est plus un havre de paix pour les juifs. Elise Landau, jeune fille de la bonne société viennoise, est contrainte à l’exil. Tandis que sa famille attend un visa pour l’Amérique, elle devient domestique à Tyneford, une grande propriété du Dorset. C’est elle désormais qui polit l’argenterie et sert la table. Au début, elle se fait discrète, dissimule les perles de sa mère sous son uniforme, l’inquiétude pour les siens, et ne parle pas du manuscrit que son père, écrivain de renom, a caché dans son alto. Peu à peu, Elise s’attache aux lieux, s’ouvre aux autres, se fait aimer… Mais la guerre gronde et le monde change. Elise aussi doit changer.

Mon avis :

Je n’ai pas choisi ce roman, il m’a été offert lors d’une opération « livre offert pour deux livres de poche achetés ». Je suis à la fois contente car ce n’est pas vers ce genre que je me tourne spontanément mais j’ai tendance à craindre tout ce qui est « offert ».

Elise est une jeune fille juive de 19 ans qui se voit dans l’obligation de partir en exil loin de son pays, de sa famille et de ses repères alors que le mouvement nazi s’étend de plus en plus. Finalement, ce n’est pas la rétrogradation de son statut social qui se révèle difficile mais la joie et les quelques instants de bonheur qu’elle vit. Cette histoire est poignante. A l’instant où elle se rend compte qu’elle est heureuse, Elise ne peut s’empêcher de penser à sa famille et se sentir coupable. Si elle avait su que les choses se dérouleraient ainsi, elle aurait voulu rester à Vienne et partager la souffrance des siens. Mais à Tyneford elle ne sait rien, elle ignore où ses proches sont, s’ils sont ensemble, en sécurité, en bonne santé ou même vivants. Le récit met l’accent sur l’identité d’Elise, rejetée par ceux qui étaient les siens, rejetée par ceux qui l’accueillent. Elle n’est plus qu’une juive. Elise insiste également sur la lenteur des correspondances qui ajoute un poids à sa douleur. A travers toutes ces épreuves, le temps qui passe n’agit pas de la même façon sur tous les personnages. Le récit se déroule principalement entre 1938 et 1941. Sur ces trois années, le temps semble passer normalement sur Poppy et Will, les amis d’Elise. En revanche, s’il semble ne pas avoir d’influence sur Kit qui reste un enfant turbulent, casse-cou et provocateur alors qu’Elise murit bien plus vite. Finalement, le dénouement de l’histoire peut paraitre dérangeant, mais il m’a surtout paru logique. J’ai vu des avis qui regrettaient le trop de romance. Personnellement, je n’ai lu qu’un drame. La romance est belle et bien présente mais dans ce contexte, je n’ai pu y déceler de la rêverie ou de la mignonnerie. En soit, si on peut reprocher aux romances de toujours suivre la même trame, celle-ci est un ovni.

Un livre déchirant mais à lire absolument.

Sambre | Tome 3

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Auteur : Yslaire

Éditeur : Éditions Glénat (2003)

Pages : 48

En résumé :

L’Histoire est en marche…

Celle de Paris en février 1848, celle de Bernard Sambre fuyant les bras de la Liberté pour prendre en main son destin.

Julie est au bout du chemin.

Mon avis :

J’étais contente de tenir ce troisième tome dans mes mains. On sait qu’à partir de la première page, quelques minutes suffisent pour arriver à la fin. Ces quelques minutes de lecture sont donc décisives et je me languis de savoir si l’histoire va s’accélérer.

Et c’est le cas, l’histoire connait un bond. J’ai énormément apprécié les quelques références historiques avec lesquelles joue Yslaire pour les approprier à son histoire. Les sentiments de Bernard et de Julie deviennent plus complexes. J’ai maintenant hâte d’en apprendre plus sur la guerre des yeux.

Des tableaux d’une grande beauté.

Calendar Girl | Février

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Auteur : Audrey Carlan

Éditeur : Éditions Hugo Roman (2 février 2017)

Pages : 153

En résumé :

Mia se rend à Seattle où elle sera la muse d’un célèbre peintre français.

Mon avis :

Je suis contente de continuer cette saga car malgré ma déception du premier tome, certains éléments m’ont donné envie d’aller plus loin.

L’histoire démarre vite, même trop vite et directement par des relations sexuelles, ce qui engendre de nombreux stéréotypes concernant les français. Si dans le précédent tome j’ai trouvé certaines réflexions de Mia intéressantes autour de la femme, ici elle apparait surtout comme la nunuche de service, incapable de se contrôler en présence d’un bel homme. Pour cette raison, je n’ai pas compris l’attrait général d’Alec pour Mia car leurs conceptions des relations humaines et du corps humain sont très différentes. Pour moi, il y a quelque chose qui fonctionnait naturellement dans l’histoire alors que ça n’aurait pas dû, mais pour ne pas se compliquer et respecter les 150 pages requises pour chaque tome… l’autrice fait bien ce qu’elle veut. Quel dommage car j’aurais trouvé cela tellement captivant, cette confrontation entre les deux visions des personnages. Mia est programmée par la société, un corps nu est synonyme de sexe et de pornographie. La vision d’Alec est très différente, son travail artistique est passionnant, il mélange différents techniques comme la photographie et la peinture. C’est un personnage qui aurait pu beaucoup apporter à l’histoire, faire la différence entre pornographie et érotisme, connaissance du corps, acceptation de soi et définition de la beauté. C’est donc une nouvelle déception qui me laisse penser que cette saga sera en dents de scie mais je suis têtue et ne lâche pas le morceau.

Un mois de février prometteur et finalement décevant.

La bibliothèque des cœurs cabossés

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Auteur : Katarina Bivald

Éditeur : Éditions J’ai Lu (4 mai 2016)

Pages : 508

 

En résumé :

Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l’Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine.

Mon avis :

J’ai trouvé ce livre dans ma librairie et la quatrième de couverture m’a intrigué. Il a fini dans ma PAL jusqu’à se retrouver sur ma table de nuit.

Quand Sara débarque à Broken Wheel, elle est la curiosité des habitants. Elle est européenne, pas très jolie, mal dans sa peau et tient toujours un livre comme un talisman contre les gens et le monde qui l’entoure. On assiste à un duel entre la littérature et la vie réelle. J’ai énormément apprécié de voir comment les livres sont devenus le liant entre ces gens si différents, jusqu’à faire naitre de belles histoires d’amitiés et d’amours. Ce récit est aussi une déclaration d’amour à la littérature, on y retrouve beaucoup de belles références. Pour autant, toutes ces références sont mises sur un même pied d’égalité, que ce soit Jane Austen  ou Bridget Jones. Pour autant, il n’y a pas de grandes péripéties, c’est une histoire de vie. J’ai été un peu déçue de la fin loufoque et trop rapide à mon goût, mais je garde un bon souvenir global de ma lecture. Ce n’est pas un livre qu’on conseille pour le style d’écriture, et il n’est pas non plus addictif. Mais il nous rappelle qu’il y a un livre pour chaque lecteur, et un lecteur pour chaque livre. Je pense que c’est le message le plus important à retenir, et que j’essaie de vous transmettre à travers ce blog.

Une déclaration d’amour à la littérature pleine de tendresse.